untitledLes partis politiques de l’opposition gabonaise réunis au sein des groupements l’Union des Forces du Changement (UFC) et l’Union des Forces pour l’Alternance (UFA) étaient lundi face aux membres de la Cour Constitutionnelle et sa présidente Marie Madeleine Mborantsuo. Il s’est agit pour eux de voir avec la mère de loi, les conditions d’un report des élections locales et la mise en place des comités de gestion des collectivités locales et départementales.

Les partis politiques de l’opposition gabonaise réunis au sein de l’Union des Forces du Changement (UFC), l’Union des Forces pour l’Alternance (UFA) et la Convention des partis politiques Démocrates et Républicains (CPPDRO) étaient hier à la Cour Constitutionnelle, où ils ont rencontré la présidente de l’institution, Marie Madeleine Mborantsuo.

La rencontre qui s’est tenue après la saisine du gouvernement a porté sur le report des élections locales qui sont prévues cette année, pour que celles-ci se tiennent dans un délai de 6 à 8 mois afin de mettre en place des conditions de transparence dont la biométrie qui permettra d’enrôler, d’authentifier les électeurs puis de mettre en réseau l’ensemble des centres de vote.

« Nous avons eu, avec le président de la Cour constitutionnelle un débat très constructif. L’opposition dans son ensemble ne peut qu’accepter le report des élections locales. Mais, nous disions ceci : reporter les élections parce que la liste électorale n’est pas encore biométrisée. Pour nous, la biométrie, c’est l’enrôlement, l’authentification de l’électeur dans le bureau de vote et la mise réseau. Pourquoi nous disons cela ? Pour éviter des votes multiples, où une personne peut par exemple, voter cinquante fois avec une liste, bien qu’étant biométrique, à l’image de la carte CNAMGS, avec laquelle une personne peut soigner tout un village », a déclaré Louis Gaston Mayila de l’UFC.

Les responsables de la CPPDRO se sont dits favorables à l’idée du report des élections. L’opposition a malgré tout indexé le gouvernement qui selon elle, a volontairement occasionné le report desdites élections en faisant preuve de mauvaise volonté en bloquant le processus de mise en place de la biométrie.

« Nous avons représenté l’opposition en ce qui concerne la CPPDRO, pour dire notre position par rapport au report. Il est évident que nous nous acheminons vers le report des élections locales. Maintenant dans le contenu, la CPPDRO a voulu dire à la Cour constitutionnelle que si aujourd’hui nous sommes dans un cas de report, il y a une histoire par rapport à celui-ci. La biométrie est sur la table de l’échiquier politique depuis, on ne comprend pas pourquoi elle n’est pas mise en œuvre jusque là. Nous avons voulu démontrer, à la Cour constitutionnelle la mauvaise volonté qui habite le gouvernement à ralentir ce processus », a indiqué le président de la CPPDRO, Joël Ngouénéni Nzengouma.

Le président de la Cour Constitutionnelle a dit avoir pris acte des différentes interventions. Celle-ci compte regrouper tous les éléments qui lui seront fournis au cours des différentes auditions, afin d’analyser les faits et décider du report ou non des élections locales.

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