Richard-Moulomba-367x190Face aux populations dernièrement à Port Gentil, la capitale économique du Gabon, le Président du parti de l’opposition, l’Alliance pour la renaissance nationale (Arena), Richard Moulomba, a indiqué qu’au cours des discussions sur la biométrie au mois de février dernier, l’opposition avait manqué de stratégie pour faire entendre sa voix sur ce point.

Au cours d’une conférence débat qu’il a animé en fin de semaine dernière à Port Gentil, à propos de l’introduction de la biométrie dans le fichier électoral et qui divise la classe politique actuellement, le président du parti de l’opposition, Alliance pour la renaissance nationale (Arena), Richard Moulomba, a fait savoir à l’assistance que l’opposition avait pris part à la concertation initiée par le Président de la République au mois de février dernier sans stratégie préalable.

Cela va du fait qu’au cours desdites assises, l’opposition était « déchirée par des querelles intestines et des guerres de leadership, créées par des acteurs politiques aux ego surdimensionnés ». Mais aussi, au fait que durant celles-ci et pendant près de quatre heures, « l’opposition s’est chiffonnée sous le regard amusé et moqueur du pouvoir », a dit Richard Moulomba.

Les propositions faites par l’opposition durant ces assises de voir la biométrie être appliquée lors des élections locales se résument au fait que cette technique a pour but « d’éviter des inscriptions et votes multiples, la manipulation des procès verbaux et des résultats. L’objectif étant donc d’encadrer le processus électoral pour avoir enfin des élections apaisées ».

Durant ces assises, les partis de l’opposition avaient en effet souhaité que la mise en place de la biométrie se fasse en 4 étapes : l’identification ; l’authentification ; l’interconnexion des sites et la sécurisation des sites et codes sources, ainsi que l’assainissement du fichier d’état civil.

A ce jour, le bras de fer entre l’opposition et le pouvoir réside dans le fait que celui-ci, ait seulement accepté l’assainissement du fichier d’état civil gabonais et l’identification des électeurs. Il a posé des préalables à propos de l’authentification qui ne se fera que dans les bureaux de vote contrairement à la proposition des partis de l’opposition qui souhaitaient qu’elle se fasse en tenant compte de la base des données nationales.

De même que les partis de la majorité ont rejeté la sécurisation des sites et des codes sources par le partage des clés. Ils n’ont retenu que les volets du suivi et la traçabilité des consultations et des mises à jour du système.

Pour Richard Moulomba, « avec cette biométrie, il est encore possible que les résultats soient tripatouillés. Elle ne garantit donc pas des élections apaisées ».

Face à ce blocus, à l’issue de la concertation du mois de février dernier, les partis de l’opposition ont souhaité que les partis politiques soient impliqués dans toutes les étapes du processus de mise en place du système, que ceux-ci soient représentés à la Commission nationale pour le traitement des données à caractère personnel et que l’état mette en place une commission de suivi.

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