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Droits de l’Homme : le rapport US sur le Gabon

doits-de-lhomme-gabonLe département d’Etat américain a publié, le 24 avril 2013, son rapport sur la situation des droits de l’Homme dans le monde. La page concernant le Gabon donne un descriptif instructif de la vision américaine sur le régime politique gabonais. Le résumé non exhaustif d’un texte de 23 pages.

«Bien que la loi prévoit des sanctions pénales contre la corruption des fonctionnaires, les fonctionnaires gabonais continuent de se livrer à la pratique de la corruption en toute impunité. Les plus récents indicateurs émis par la Banque mondiale indiquent que la corruption est un problème grave» dans le pays. Ces propos n’émanent pas d’une ONG internationale proche de Brainforest ou de l’Union nationale mais bel et bien du département d’Etat américain. Dans un document, rendu public le 24 avril dernier, sur les droits de l’Homme dans le monde, les services de John Kerry n’ont pas fait dans la dentelle concernant le Gabon.

Schématiquement, le département d’Etat américain indique que les problèmes les plus importants en matière de droits de l’homme au Gabon concernent la dureté des conditions de détention, la détention provisoire prolongée et les crimes rituels. Il indexe également l’utilisation par la police d’une force excessive, un système judiciaire inefficace soumis à l’influence du gouvernement, les restrictions sur la vie privée et la presse, le harcèlement et l’extorsion de fonds aux immigrés et réfugiés africains, la corruption généralisée du gouvernement, la violence contre les femmes, la discrimination sociétale contre les femmes, contre les Africains non-Gabonais, les Pygmées et les personnes vivant avec le VIH/Sida, la traite des personnes, en particulier des enfants et le travail forcé des enfants. Le département d’Etat américain indique que le gouvernement gabonais a parfois pris des mesures pour poursuivre et punir les responsables ayant commis des abus, mais l’impunité reste un problème.

Au sujet de la presse, il est indiqué qu’aucun journaliste n’a été interpellé ou emprisonné, bien que certains soient victimes d’harcèlement. La destruction des installations de TV+, le 15 août 2012, illustre dans le rapport américain, qui s’appuie sur le témoignage des leaders de l’opposition et des ONG, la pression que peut exercer le pouvoir sur certains médias. Il y est également noté que le 17 septembre 2012, le CNC avait suspendu deux journaux pro-gouvernementaux, Le Scribouillard et Le Gri Gri de la Griffe, pendant deux mois pour avoir publié une caricature de l’ancien Premier ministre Jean Eyéghé Ndong pris, par le mari de sa maîtresse, en flagrant délit de relations sexuelles.

Le rapport comptabilise les violences policières du 15 août 2012 au quartier Cocotiers de Libreville ; l’arrestation de Marc Ona, le 8 juin, avec 48 autres personnes qui tentaient de tenir le Forum des Indignés du Gabon ; les crimes rituels ; la maltraitance des enfants ; les difficultés rencontrées par la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI) ; la dissolution de l’Union nationale. Les services de John Kerry notent que le gouvernement gabonais est dominé par une présidence forte. Et d’indiquer que lorsque le législateur n’est pas en session, le président peut opposer son veto à la législation, dissoudre l’Assemblée nationale, convoquer de nouvelles élections et promulguer des décrets qui ont force de loi.

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