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La situation politique en Afrique centrale vue par l’Unoca

Abou-MOUSSALe Représentant spécial du Secrétaire général de l’Organisation des nations unies (Onu), Abou Moussa, a réuni le 2 avril 2012 à Libreville, les ambassadeurs et les représentants des organisations internationales en poste au Gabon, pour faire le point de la situation politique dans la sous-région d’Afrique centrale.

La rencontre initiée par Abou Moussa s’inscrit dans le cadre des échanges qu’il avait déjà initié avec des diplomates et représentants des organisations internationales accrédités à Libreville sur les grandes questions d’actualités en Afrique centrale, sa zone de juridiction. La dernière entrevue à ce sujet remonte au 23 novembre 2012.

Cette fois, il s’est agi essentiellement de revenir sur les derniers développements politiques dans la sous-région notamment en République Centrafricaine (RCA), sur les activités du Bureau depuis novembre et sur les perspectives du Bureau pour les six mois à venir. Un accent particulier a été mis sur les activités relatives à la lutte contre la LRA et contre la piraterie maritime, ainsi que celles visant à promouvoir la consolidation de la paix et la sécurité en Afrique Centrale.

Un rapport de la situation en RCA a donc été présenté. Ce qui a permis au Représentant spécial du Secrétaire général de l’Organisation des nations unies de repréciser les étapes de la démarche qui aurait conduit à une sortie de crise pacifique et d’indiquer que l’insécurité continue d’être une préoccupation dans ce pays, des bandes armées se livrant à des pillages, des tirs aveugles et à des assassinats. «Les membres du Conseil de Sécurité sont fortement préoccupés par les rapports sur les violations et abus des droits humains. Ils ont insisté sur le fait que toutes les personnes impliquées dans les cas de violations et abus de droits humanitaires et droits humains, y compris les violences sur les populations civiles, les tortures, les exécutions sommaires, les violences sexuelles, le recrutement et l’utilisation des enfants-soldats dans les conflits armés, soient tenues responsables et en répondent devant la justice», a rapporté Abou Moussa.

Abordant la situation en République démocratique du Congo (RDC), Abou Moussa a indiqué que ce pays «continue d’être caractérisé par les tensions et la violence à l’Est du pays. Les discussions entre le gouvernement et le mouvement du M23 se poursuivent à Kampala, sous l’égide de la Conférence Internationale sur la région des grands Lacs (CIRGL)».

C’était également l’occasion pour Abou Moussa de faire le point sur les efforts déployés avec l’Union africaine dans le cadre de la lutte contre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) ainsi que la contribution des Nations Unies dans la lutte contre la piraterie maritime dans le golfe de Guinée.

Par ailleurs, il a évoqué les efforts en cours pour trouver une issue durable à l’instabilité à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). A cet égard, il a souligné l’importance de la visite entamée dans la région le 29 avril dernier par Madame Mary Robinson, envoyée spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour les Grands Lacs.

Selon le service de presse de l’Unoca, M. Abou Moussa a mis un accent sur la préparation de la 36e réunion ministérielle du Comité consultatif permanent de l’Onu chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) prévu à Malabo avant la fin de cette année. Il a indiqué que l’Unoca a envoyé une équipe dans la capitale de la Guinée Equatoriale pour collecter les informations précises sur les conditions d’organisation de cet important événement.

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu pour l’Afrique centrale a également abordé l’actualité brûlante relative à l’annonce du gouvernement tchadien, qui a déjoué une «tentative de déstabilisation» du pouvoir, le 1er mai. «Nous sommes très préoccupés par cette situation que nous suivrons avec attention. Il est important de rappeler que l’ONU condamne toute prise de pouvoir par des voies anticonstitutionnelles», a-t-il précisé à la presse à l’issue ces discussions avec le corps diplomatique, lançant un appel au calme et au dialogue.

Enfin, Abou Moussa a tenu à rendre hommage au travail des journalistes. Notamment parce que cette rencontre a eu lieu à la veille de la 20e Journée internationale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai. Il a réaffirmé la détermination des Nations Unies de «continuer à défendre cette valeur si précieuse pour la démocratie. «Les journalistes ont le droit d’exercer leur profession sans crainte de représailles, en faisant par ailleurs preuve de responsabilité dans le traitement des informations», a-t-il noté avant d’ajouter que «la situation globale en Afrique centrale n’est pas très encourageante, mais nous avons espoir qu’elle s’améliorera et que les peines privatives de liberté pour les délits de presse seront effectivement supprimées dans les lois de la plupart de nos pays».

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