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Manifestation des fraudeurs pré-recalés du baccalauréat

lyceens-gabonFace aux décisions prises par le ministre de l’Education nationale, Séraphin Moudounga, dans le sens d’assainir les examens et concours dans le cycle secondaire, les élèves des classes de terminale de certains établissements scolaires de Libreville qui se sentent lésés, ont manifesté le 2 mai.

Ces élèves, certains en compagnie de leurs parents, ont envahi les fenêtres des bureaux du ministre de l’Education nationale, au centre-ville, où ils ont tenu à se faire entendre par rapport à leur situation. La petite foule d’insurgés a ensuite estimé qu’une marche serait la meilleure méthode pour interpeller l’opinion publique nationale et internationale au sujet de ces mesures les privant des examens, notamment du baccalauréat. La plupart des manifestants ayant été exclus pour fraude, usage de faux et irrégularités diverses. Une sanction qui met fin aux rêves d’un bon nombre de ces élèves.

Par voie de conséquence, plus d’une soixantaine d’élèves et quelques parents ont été interpellés puis entendus sur procès-verbal à la préfecture de police à Libreville, pour trouble à l’ordre public.

Pour rappel, une décision gouvernementale a interdit à environ 2500 élèves le passage de l’examen du baccalauréat, pour falsification de leurs bulletins de notes et rectification de leurs âges. Les autorités de l’Education Nationale affirment que plusieurs élèves exclus d’un collège pour mauvais résultats s’inscrivaient dans un autre établissement, en classe supérieure, moyennant de l’argent. La décision du ministère de l’Education interdit ainsi d’admettre dans les salles d’examen tous les candidats n’ayant pas obtenu une moyenne de 10 pour passer en Terminale.

Des sources concordantes relèvent que «ces élèves estiment notamment que la décision du ministre de tutelle est improvisée. Car, celle-ci devait être prise depuis le début de l’année et non à un mois de l’examen du baccalauréat».

Marcel Libama, syndicaliste, membre de la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) considère de son côté que l’Etat gabonais est également coupable. «Nous ne pouvons pas admettre que c’est aujourd’hui à la veille du Bac que le ministre interdit aux enfants de passer l’examen parce qu’ils ont fraudé. Alors que chaque année, les conseils de transfert des classes sont présidées par les agents venus du ministère de l’Education national», estime le syndicaliste

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