Liberte-presseTrois mois à peine après sa dernière mission à Libreville au cours de laquelle elle avait demandé au président Ali Bongo des «actes en faveur de la liberté de la presse», l’organisation Reporters sans frontières (RSF), revient à la charge, à l’occasion de la commémoration de la journée mondiale de la liberté de la presse, pour prôner la suppression de la loi sur la presse de 2001 et la rédaction d’un nouveau texte.

En prélude à la célébration, ce 3 mai 2013, de la journée mondiale de la liberté de la presse au Gabon, Reporters sans frontières (RSF) a adressé, le 2 mai dernier, au gouvernement ses recommandations relatives au projet de réforme du Code de la communication audiovisuelle, cinématographique et écrite au Gabon.

Rapportés dans un document de 11 pages, les différents avis de RSF soulignent que «le Code de la communication en vigueur au Gabon depuis 2001 ne correspond pas aux standards applicables en matière de liberté d’expression et de liberté des médias. De plus, cette loi ne prévoit rien pour la communication sur Internet ni sur les réseaux sociaux et les blogs».

Plutôt qu’une simple réforme de la loi de 2001, RSF prône son abrogation pure et simple et la rédaction d’un nouveau texte. Selon l’organisation de défense des droits des journalistes, «la loi du 12 décembre 2001 est de toute évidence inadaptée aux nouvelles pratiques démocratiques réclamées par les citoyens et les médias gabonais, au nouveau paysage médiatique local ainsi qu’aux bonnes pratiques démocratiques internationales. Le futur projet de loi tel qu’il est rédigé actuellement ne modifie en rien l’esprit de la loi du 12 décembre 2001».

«Le Gabon se doit de bâtir une loi entièrement repensée, élaborée dans un esprit nouveau donnant ainsi l’exemple d’une législation soucieuse du respect de la liberté d’expression et des droits des professionnels de la communication, tout en veillant à la protection des droits des citoyens», conseille l’organisation non sans insister sur la nécessité de dépénaliser les délits de presse, c’est-à-dire de supprimer les peines privatives de liberté pour les journalistes en cas de délits de «diffamation» ou d’ «injure».

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