j-b-AsseleInvité à «La grande interview» de Gabon Télévision, le général de police Jean Boniface Assélé, président du Cercle des libéraux réformateurs (CLR), s’est prêté à échange portant sur l’actualité du CLR au sortir du congrès, la politique nationale et la question de l’insécurité.

Reconduit, il y a quelques temps, à la tête du CLR au terme du congrès de son parti au début de l’année, le général Assélé ne s’était plus exprimé officiellement sur les médias publics depuis belle lurette. Du fait que ce congrès avait enregistré la démission de nombreux de ses partisans, le président du CLR était le bienvenu sur «La grande interview», organisée par Gabon Télévision dans la nuit du 16 au 17 mai. Une belle occasion pour le général de sortir de son silence. Trois principaux sujets ont été amenés par les présentateurs de l’émission en tête desquels Mathieu Koumba : la vie du CLR après le congrès et ses nombreuses démissions ; l’appréciation à mi-parcours de la politique de développement du président de la République et, comme de coutume pour rester dans l’air du temps, son appréciation du phénomène des crimes dits rituels et les différentes actions menées par les autorités et la société civile pour enrayer ce mal.

Expliquant le départ de certains de ses anciens camarades du parti après le congrès qui l’a confirmé à la tête du CLR, Jean Boniface Assélé a soutenu que les démissionnaires souhaitaient, à la tête du parti, un changement de personnalité, l’adoption d’un nouveau style de management et un apport de sang neuf : «Le rajeunissement, oui ! La reforme, oui mais la méthode aussi», a-t-il annoncé comme pour justifier le choix de sa personne à ce poste. «J’ai été plébiscité par mes camarades», a-t-il assené. Aussi, hormis cet incident malheureux, le président Assélé a affirmé que son parti se portait «très bien», avec un représentant à l’Assemblée nationale. Mais sur la question de son éventuelle candidature à la mairie centrale de Libreville, il est resté évasif et se contentant, sans plus, d’annoncer qu’il se prépare pour les municipales à venir, non sans insinuer que «seul un candidat issu de la majorité républicaine pour l’émergence est à même de diriger d’hôtel de ville».

Amené à se prononcer sur le climat politique gabonais, le général a coupé court, estimant que pour lui le débat état ailleurs et que les hommes politiques gabonais subiraient une certaine influence extérieure : «Pour moi, les mots comme opposition, majorité, ont été inventé par les Blancs pour nous diviser», a-t-il affirmé. Selon, le général de police et actuel sénateur, l’avenir politique du Gabon réside dans la discussion, l’entente et la prise de responsabilité de la part des leaders d’opinion.

Enfin, déclarant être satisfait du travail accompli par le gouvernement, le général Assélé a tout de même exprimé, à demi-mot, le souhait d’être davantage consulté par rapport à certains dossiers, même que n’attendant pas que les choses viennent à lui et se percevant comme une véritable «force de proposition», le président du CLR a annoncé qu’il allait entreprendre, dans les jours ou les mois à venir, un ensemble de visites de courtoisie aux responsables des différentes institutions de la République dans le but de leur dire sa vision des choses, notamment sur le plan de la sécurité des citoyens face aux différents crimes commis : «Celui qui tue, vole ou ment, on le tue», a-t-il avancé, comme pour impressionner et faire prendre conscience du mal qui ronge le pays avec la prolifération des crimes dits rituels.

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