ObangueEn plus d’avoir retiré le champ pétrolier d’Obangué à Addax Petroleum, en décembre 2012, l’État Gabonais a procédé par réquisition administrative à la récupération du personnel de la filiale gabonaise du géant chinois Sinopec. Les 97 salariés réclament aujourd’hui d’être rétabli dans leurs droits conformément à l’accord signé avec les autorités.

À peine deux trimestres de gestion et de fonctionnement des activités sur le champ pétrolier d’Obangué retiré à la filiale gabonaise de Sinopec, en faveur de la Gabon oil company (Goc), pour «violations graves, flagrantes et répétées des dispositions réglementaires nationales et internationales», selon les autorités, que les choses semblent déjà difficiles, sinon compliquées pour le nouveau gérant de ce permis de 8000 barils/jour.

Pour rappel, le 1er mars 2013, une réquisition administrative, signé du gouverneur de la province de l’Ogooué-Maritime, Léonard Diderot Mooutsinga, au nom du président Ali Bongo Ondimba, autorisait la Gabon oil company à s’attacher les services des employés d’Addax Petroleum à travers «le maintien de ces derniers sur le site pour la veille de toutes les installations qui s’y trouvent pendant une durée d’un mois aux fins du maintien de la production d’hydrocarbures».

Selon, le bloggeur activiste Gabonais Marcel Djabioh qui cite la lettre d’information confidentielle Africa Energy Intelligence, un accord a été signé entre les représentants des salariés dudit champ d’Obangué et le conseiller spécial du ministre du pétrole, Wenceslas Mamboundou, dans ce cadre. Cet accord prévoyait que «des droits équivalant à environ 9.01 milliards de francs Cfa pour 97 personnes soient payés à la fin de la période de réquisition, fixée au 10 juin 2013, selon leur ancienneté, et que par la suite, la GOC procède à leur embauche».

Plus de deux semaines après la date butoir, les choses ne se déroulent plus comme convenu entre les différentes parties de cet accord de réquisition. Car, à la date du 10 juin dernier aucun des 97 travailleurs n’a reçu les émoluments promis par les autorités. Une circonstance qui selon les salariés «vient faire planer le spectre d’une grève qui bloquerait la production d’Obangue ainsi que celle de certains champs de Shell (Kouta) qui passe par Obangue (43 000 barils/jour)».

Cependant, selon mure-tabe.overblog.com, le blog de Marcel Djabioh, des 97 salariés à qui les gérants du GOC auraient demandé de démissionner d’Addax, seule une dizaine se seraient exécutés et repris en contrat à durée déterminée (CDD) de deux ans pour travailler sur le champ d’Obangué, alors que sous la filiale de Sinopec, ils avaient été embauchés sous le contrat à durée illimitée (CDI). Quant au reste, leur prise en compte par la Goc s’arrêterait au 31 juin, autrement dit, ils seraient en attente de licenciement.

En attendant la décision de la Cour internationale d’arbitrage de Paris, sur le litige qui oppose, Addax Petroleum, aux autorités gabonaises, les gérants de Gabon oil company devront se pencher sur la situation des 97 agents de la compagnie pétrolière à capitaux chinois, réquisitionnés pour le bon fonctionnellement d’Obangué. Toute chose qui laisse à croire que l’entreprise pétrolière gabonaise naissante, Gabon oil company, ne peut se maintenir sans les ressources constituées par la filiale de Sinopec dont les employés, sur son permis, sont «les premiers employés de la Goc».

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