IDE_MonaieLes apports financiers étrangers pour le continent africain auraient battu des records en 2012, selon des experts qui prédisent encore une hausse importante de ceux-ci cette année, dépassant la barre des 200 milliards de dollars. Constitués pour l’essentiel d’investissements, des aides publiques au développement et des transfères des migrants, les apports financiers extérieurs mettraient l’Afrique à l’abri des catastrophes économiques qui sévissent dans plusieurs pays développés ces deux dernières années.

Si, pour un bon nombre d’experts africains du secteur financier et économique les investissements directs étrangers (IDE) constituent un risque pour le continent africain, aussi bien sur le plan environnemental que sur le plan de l’intégration des populations locales, il n’en demeure pas moins, note le dernier rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), que l’Afrique apparaît comme la seule région au monde où les investissements sont en hausse, donc le continent qui bénéficie du choix du plus grand nombre d’investisseurs internationaux.

En effet, si les investisseurs s’intéressent de plus en plus au continent africain, c’est du fait de sa richesse dans le domaine des ressources naturelles mais surtout, indique la Cnuced, pour l’assurance que manifestent les différents investisseurs à pouvoir rentabiliser au regard du climat économique moins morose que celui qui prévaut ces derniers temps dans certains pays développés.

Aussi, à en croire le rapport annuel de l’agence onusienne, rendu public le mercredi 26 juin au soir, les IDE en Afrique ont connu une hausse de 5% quand ceux-ci ont chuté de 18% au niveau mondial ; ce qui a notamment permis au continent d’enregistrer des flux financiers à hauteur de 50 milliards de dollars en 2012. A cet effet, le rapport basé sur les tendances de l’investissement indique que les ressources naturelles dont bénéficie le continent sont le principal pôle d’attraction des IDE, même si, note l’hebdomadaire Jeune Afrique, «le secteur manufacturier gagne doucement du terrain». Il apparaît tout de même, à côté de ces ressources, que les nouvelles Perspectives économiques en Afrique (PEA) sont autant de pôles d’attraction dans la mesure où celle-ci sont traduites sous l’aspect des «transferts des migrants» qui, pris en compte dans l’étude, viennent compléter la liste des IDE, constituant ainsi une source de revenu importante pour de nombreux ménages africains

Par ailleurs, en plus du pouvoir d’achat qui augmente sans cesse pour les classes moyennes, et qui aurait fait accroître de 7 à 23% le nombre de projets d’investissements, le continent africain, malgré la hausse des IDE demeure toujours un acteur mondial secondaire vu que les pays, soit les plus peuplés (Nigeria, 1er avec 7 milliards de dollars d’IDE), soit les plus développés (Afrique du sud, 3è avec 4,6 milliards de dollars) sont les principaux bénéficiaires des investissement directs étrangers sur le continent. Le rapport classant la Malaisie (19 milliards de dollars de stock d’IDE) au top des pays investisseurs en Afrique quand la Chine se classée 3ème avec 14 milliards de dollars d’IDE.

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