La première campagne d’information sur le programme des émissions d’emprunts obligataires du Gabon au titre de l’année 2013 a débuté, vendredi à Libreville, avec la rencontre entre les investisseurs institutionnels du Gabon et les directions générales de la dette et des services du Trésor.

Le ministère de l’Economie, de l’emploi et du développement durable Luc Oyoubi a informé le des investisseurs institutionnels résidents dans les Etats membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) que ‘’l’Etat gabonais a prévu de mobiliser des ressources d’emprunt d’un montant total de 508,7 milliards FCFA, dont 268, 7 milliards de FCFA d’emprunts extérieurs et 240 milliards d’emprunts intérieurs, sous la forme d’obligations du Trésor’’. Ouvrant ainsi la première campagne d’information

‘’Après les premières émissions des Bons du trésor assimilables (BTA), le gouvernement gabonais lance pour ce second semestre son programme d’émissions d’Obligations du trésor assimilables (OTA)’’ a déclaré le ministre en ouvrant les travaux. ‘’Le gouvernement entend lever environ 240 milliards de FCFA, à travers 3 ou 4 séances d’adjudication’’, a indiqué M. Oyoubi

Cette campagne d’information, encore appelée road show, a permis aux animateurs de cette campagne de faire comprendre aux participants le mécanisme des émissions des titres publics et les avantages liés à l’acquisition des obligations d’Etat, avant de présenter le programme d’émission obligataire du Gabon pour 2013. Le but ultime est d’intéresser le maximum d’investisseurs à l’émission des obligations.

Le ministre a souligné que ‘’les ressources, que l’Etat entend lever, visent essentiellement à assurer le financement de ses investissements structurants contenus dans le Schéma directeur national d’infrastructures (SNDI), particulièrement dans les domaines des infrastructures, de la modernisation des aéroports, du développement de la capacité de production énergétique, des infrastructures de télécommunications et d’autres secteurs de soutien à la production’’.

Profitant de cette rencontre M. Oyoubi a rappelé que ‘’la création, en 2008, du marché sous régional des titres publics à souscription libre, dont la gestion opérationnelle à été confiée à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), répondait principalement à la nécessité de mettre fin au financement monétaire des Etats, porteur d’inflation, et à l’urgence de recentrer la BEAC sur ses missions institutionnelles de gestionnaire de la politique monétaire’’.

‘’Il est également question d’offrir des capacités de placement nouvelles aux investisseurs institutionnels et à favoriser l’émergence d’un marché financier performant, sur lequel s’adosserait le financement adéquat du secteur privé, à l’instar des marchés financiers asiatiques et sud américains’’, a insisté le ministre.

‘’Après la République Centrafricaine et le Cameroun, le Gabon est le troisième pays à intervenir sur le marché mis en place par les Autorités de la CEMAC par le règlement n° 03/08/CEMAC/UMAC/CM, du 06 octobre 2008’’, a précisé le ministre Oyoubi qui a, par ailleurs, invité ‘’les investisseurs institutionnels à placer leur confiance sur les titres de la République gabonaise, qui bénéficient, d’une crédibilité appréciable sur le plan international’’.

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