j-f-ndongouLe ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de l’Immigration et de la Décentralisation, Jean-François Ndongou, s’est entretenu le mercredi 11 septembre 2013 avec les membres de la Cour constitutionnelle à qui il a indiqué que le quota de 300 000 inscriptions sur la nouvelle liste électorale biométrique est largement dépassé.Jean-François Ndongou.

Comme un bilan avant le bilan, le ministre Jean-François Ndongou a été auditionné par les membres de la Cour constitutionnelle. Il y a révélé que les attentes de l’opération d’enrôlement ont été atteintes et même dépassés en ce qui concerne le nombre estimé de personnes qui pouvaient s’inscrire sur le nouveau fichier électoral.

La rencontre a été organisée par les juges constitutionnels qui souhaitaient cerner le processus de mise en œuvre de la biométrie à travers l’enrôlement, notamment du fait que des dysfonctionnements et des manquements divers ont été rapportés pendant le déroulement des opérations.

L’audition du ministre de l’Intérieur a donc permis d’édifier les membres de la Cour sur le déroulement global des opérations d’enrôlement, des conditions de lancement de ces opérations, aux critères ayant prévalu à la détermination du nombre de kits à distribuer dans les différents départements. Les juges des élections souhaitaient notamment savoir si la répartition géographique des kits avait été équitable, si des contestations avaient été notées à ce sujet, si les dispositions idoines avaient été prises pour permettre l’enrôlement du maximum de personnes dans les délais fixés, etc.

Répondant à ces préoccupations, Jean-François Ndongou a assuré que «le ministère de l’Intérieur avait pris toutes les mesures nécessaires qu’appelait la bonne exécution de ces opérations». Quant au prolongement des délais d’exécution de ces opérations d’enrôlement, il a déclaré à l’issue de cette audition que «son département avait pour objectif de départ de faire enrôler 300.000 citoyens gabonais», et d’assurer que ce quota a été atteint. Il n’a cependant pas exclu une éventuelle prolongation des délais d’enrôlement.

Ces dernières semaines, en effet, les centres d’enrôlement n’ont pas désempli. De nombreuses personnes ont attendu les derniers jours pour accourir dans l’optique de se faire enregistrer. Au-delà de ces longues files, la fiabilité des machines n’était pas pour faciliter les choses. Les kits tombent régulièrement en panne, de même que certains agents enrôleurs sont visiblement loin de maîtriser convenablement le travail pour lequel ils ont été engagés, occasionnant des pertes de temps inutiles du fait de leur incompétence.

Donnant une réponse précise au sujet de la possibilité d’une prorogation du délai, le ministre a indiqué qu’une décision dans ce sens, qui n’incombe pas exclusivement son département, n’est pas à exclure. Cependant, il devra se rapprocher, dans les jours à venir, du Premier ministre, du président de la République et même à la Cour constitutionnelle pour prendre leur avis.

Dans l’éventualité où le prolongement des délais était écarté, Jean-François Ndongou a expliqué que «le gouvernement lancera, plus tard, une autre opération d’enrôlement, visant cette fois la constitution du nouveau fichier d’état civil». En attendant, a-t-il fait remarquer, les compatriotes qui ne se sont pas fait enrôler ne figureront pas sur la liste électorale.

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