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Piraterie maritime : l’UE s’invite dans le Golfe de Guinée

crimgoEn vue d’éradiquer la recrudescente des actes de piraterie maritime et les vols à main armée en mer dans le Golfe de Guinée, l’Union européenne aux côtés de sept pays de cette zone d’inquiétude, vient de lancer un projet dénommé : «Routes maritimes critiques du Golfe de Guinée».

En plus de la pléiade des mesures arrêtées à l’issue du dernier sommet de Yaoundé sur «la sûreté et la sécurité maritime», tenu sous l’égide des Nations unies, sept pays africains, dont trois d’Afrique de l’Ouest et quatre d’Afrique Centrale – le Bénin, le Togo, le Nigeria, le Cameroun, le Gabon, la Guinée Équatoriale et Sao Tomé et Principe- bénéficieront du soutien technique de l’Union européenne à travers un projet ayant pour acronyme «Crimgo».

Prévu sur trois ans avec un budget de 4,5 millions d’euros, environ 3 milliards de francs CFA, le projet Routes maritimes critiques du Golfe de Guinée Crimgo, initié et financé par l’Union européenne dans le cadre de l’Instrument de stabilité (Ids) vise à renforcer quatre aspects de la gouvernance maritime au niveau régional : la formation maritime, le partage d’informations maritimes, la coopération entre les institutions chargées de l’application de la loi et la coopération opérationnelle.

Il a pour objectif final, de compléter et de renforcer les initiatives, régionales et internationales, dans la lutte contre les actes de piraterie et de vols à main armée commis dans les eaux du Golfe de Guinée, mais également de permettre, à la fin du projet, aux États-pilotes de répondre eux-mêmes à la piraterie maritime et d’assurer la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans cet espace maritime. «L’Europe s’est toujours montrée solidaire. C’est vrai qu’il y a des raisons économiques, avec les navires qui passent dans la zone. Mais, en dehors des raisons économiques, il y a des raisons sociales et humanitaires. Car la piraterie menace l’économie, mais aussi la sécurité et la stabilité des Etats», a affirmé le directeur général de EuropeAid, Adriaan Van Der Meer à la question de savoir pour quel intérêt l’UE finance-t-elle ce projet.

La piraterie est un fléau en croissance rapide dans le Golfe de Guinée, et pas seulement au large du Nigeria. Le dernier rapport du Bureau maritime international (BMI) qui fustige les chiffres enregistrés dans cette zone vitale, connue comme l’une des principales routes maritimes du commerce mondial, en constitue une preuve supplémentaire. L’importance du Golfe de Guinée dans le trafic international, et pour les pays qui le partagent, n’est plus à démontrer. À titre d’exemple, le Golfe fournit respectivement 29 et 40 % du pétrole consommé aux États-Unis et en Europe. En plus, sa mer constitue une ressource de développement durable pour les pays du Golfe.

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