accident_circulationDu côté de Makokou, dans la province de l’Ogooué-Ivindo (Nord-est), il a été relevé deux morts et neuf blessés dans un accident de la circulation qui a eu lieu, le mardi 24 septembre 2013, au quartier Essik dans le 2e arrondissement de cette ville.

La semaine dernière, quatre personnes avaient déjà laissé leur vie dans un violent accident au niveau de Bikélé, à 18 km peine de Libreville. Avant cela, sur les points désormais qualifiés de «chauds» dans la capitale gabonaise (Awendjé, sous l’Echangeur du PK 5, sous l’échangeur de la Cité de la Caisse, Carrefour charbonnages, Boulevard de l’indépendance), l’on a enregistré au moins un mort. Toute chose qui montre l’imprudence de plus en plus accrue des automobilistes malgré les campagnes de sensibilisation et autres moyens de dissuasion mis en exergue par la gendarmerie et les forces de Police nationale pour diminuer le phénomène.

Pour le cas de Makokou, c’est un camion, spécialisé dans le transport du sable et du gravier, revenant du quartier Lualua pour un chargement et allant en direction du quartier Mboula, qui s’est renversé. Selon les témoins, à l’origine de l’accident se trouve une panne mécanique.

Le conducteur, lui-même, explique que c’est en effectuant la descente du quartier Essik, à vitesse réduite, que la barre de direction a lâché. Le camion était, dès lors, devenu incontrôlable, provoquant un violent choc avec un talus suivi de deux tonneaux. Le bilan ne pouvait qu’être effroyable sur cette voie très fréquentée par les habitants des quartiers environnant. On a enregistré sur le coup, la mort d’un jeune homme de 23 ans. Sur le chemin vers l’hôpital régional de Makokou, un autre jeune de 16 ans, élève de 5e année à l’école publique de Lualua, aurait également rendu l’âme. Neuf autres personnes quant à elles devraient encore passer du temps dans les structures sanitaires pour soigner leurs contusions.

Faisant des commentaires sur cette cascade d’accidents mortels de la circulation, un infirmier à bord d’un taxi a estimé que le gouvernement a vu juste en interdisant l’importation des voiture de plus de trois ans. Car, pour lui, ce camion devait certainement être «une affaire de troisième, voire de quatrième main». Pour rappel, en effet, à l’issue du tour de table gouvernemental du 18 septembre 2013, l’équipe Ndong Sima a annoncé l’arrêt de «l’importation des véhicules usagés de plus de trois (3) ans».

Au-delà de la mise sur le marché gabonais des véhicules qui ont achevé leur cycle de vie dans d’autres pays, l’on peut relever que l’insécurité routière est également due à l’incivisme des populations et particulièrement des conducteurs qui répondent au téléphone en conduisant, qui oublient de porter leur ceinture de sécurité, qui consomment de l’alcool avant de prendre le volant ou qui entament des conversations aussi passionnées qu’interminables. Tout cela accompagné de la complicité de certains agents des forces de l’ordre et de sécurité qui se laissent le plus souvent corrompre. Résultat des courses : des accidents à n’en plus finir qui endeuillent des familles.

En 2012, relève la Direction générale de la sécurité routière, le Gabon a enregistré 5 144 accidents de la circulation qui ont fait 1 025 blessés et 165 morts.

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