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Spectaculaire descente des militaires à «Sans Famille»

prison-librevilleSpectaculaire déploiement des forces de l’ordre que celui du samedi 29 septembre autour de «Sans Famille», la prison centrale de Libreville. Ni prise d’otage, ni mutinerie de la part des prisonniers, il était question d’une simple perquisition. Ida Réténo Assonouet dans ses œuvres.

Les habitants des quartiers entourant «Sans Famille», la prison centrale de Libreville se sont étonnés du vol en boucle d’un hélicoptère dans la journée du samedi 29 septembre. Une rumeur s’est aussitôt répandue dans Libreville faisant état d’une mutinerie des détenus du plus grand établissement carcéral du pays, semant par la même occasion la psychose d’un prochain regain de l’insécurité.

En réalité, il n’était pas du tout question d’une prise d’otages par les prisonniers, ainsi qu’une autre version le prétendait. Il faut dire que l’armada déployé autour de «Sans Famille» prêtait à le croire : en sus de l’hélicoptère volant à basse altitude, les sorties de la prison et les principales voies des quartiers Derrière-la-Prison et Plaine Oréty étaient bouclées par des chars, des Bérets rouges et des éléments de la Gendarmerie, venus en renfort du corps de la Garde pénitentiaire. Il se trouvait simplement que le ministre de la Justice, Ida Réténo Assonouet, avait décidé de nettoyer et mettre de l’ordre dans cet établissement pénitentiaire où les prisonniers dictent par moments leur loi aux geôliers.

On se souvient, en effet, que le 26 juillet dernier, un prisonnier muni d’un engin explosif avait tenté d’en découdre avec un garde prisonnier pour une affaire d’argent ayant lésé le détenu. S’en était alors suivi une fouille des cellules qui s’était heurté au refus catégorique des prisonniers d’obtempérer. La prison de Libreville où un stock de cannabis écoulé au sein des cellules avec la complicité de certains gardes pénitencier, avait déjà été saisi, est connue pour être le lieu de divers trafics : drogues dures et douces, armes blanches, téléphones portables et autres objets interdits.

Un prisonnier rencontré dimanche lors des visites parentales autorisées, a raconté : «Nous avons été réveillés, hier samedi à 6 h du matin, par une descente musclée des Bérets rouges, des services spéciaux et de la Gendarmerie qui nous ont tenu en respect avec leurs armes, nous ont tous fait asseoir par terre avant de fouiller méticuleusement les cellules. Ils nous ont pris tout ce qui aide à vivre ici ou faire la cuisine, surtout notre argent. Il n’y a pourtant pas eu de rébellion, ni d’évasion. C’est une mise en scène du ministre de la Justice. Elle sait bien que les personnes qui dénoncent les trafics ici sont les mêmes qui s’y livrent.»

La descente spectaculaire de ce samedi 29 septembre a permis de ramener des cellules de la drogue, des tenues militaires, des armes blanches, des téléphones portables, de nombreux objets interdits dans les prisons et de l’argent. Selon un garde pénitentiaire, prisonnier détenait, «à lui tout seul une somme de 500.000 francs CFA qui été confisquée».

Construite en 1956 pour 300 places seulement, «Sans Famille» compte aujourd’hui près de 1500 détenus. La perquisition des cellules de ce week-end intervient six jours seulement après la prise de fonction du général de Brigade Mohamed Charif Mandza au poste de Commandant en chef de la Sécurité pénitentiaire.

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