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Week-end de transe à l’IFG avec Pierre Akendengué

Akendengue-guitareQu’il se souvienne de son enfance («Nandipo», 1974) ou qu’il chante sa forêt («Ma forêt», Destinée, 2013) ; qu’il évoque l’actualité nationale et internationale à travers des contes subtils, Pierre Claver Akendengué, en français comme en langue Myéné, sait rassembler et faire se pâmer son public. Il était, le week-end écoulé, à l’IFG avec quelques jeunes artistes.

Alors que de nombreuses personnes le croyaient affaibli et peu enclin à accepter de tenir en scène plus d’une heure durant, Pierre Claver Akendengué a fait démentir bien de rumeurs à son sujet. Au sommet de son art, l’artiste a offert, deux soirées durant, le meilleur de sa musique aux spectateurs venus nombreux à l’Institut français du Gabon (IFG). Un happening de plus de cinq heures finalement, composé de contes, de danse et de jeux interactifs avec le public, impliquant notamment les différentes personnalités présentes dans la salle, tel que la présidente du Sénat, Rose Francine Rogombé, qui s’est volontiers prêtée au jeu.

Les deux soirées, vendredi 27 et samedi 28 septembre 2013, étaient, de plus, placées sous le signe de l’hommage. Un hommage, non pas à la grande œuvre du poète-chanteur (20 albums depuis 1974), mais à la culture gabonaise et notamment aux différentes personnes qui l’ont portée tout au long de leur vie et celles qui continuent de la porter, ainsi que l’a souhaité l’artiste dont l’humilité et l’engagement est connu de tous. A cet effet, Pierre Akendengué et ses musiciens ont dédié leur «Best Of» à la nation gabonaise sans omettre de faire un détour sur l’actualité nationale et internationale. Fidèle à son engagement l’auteur de «Nandipo» (1974) et «Destinée» (2013), a conté à son public l’histoire «actuelle» du Gabon (enrôlement, construction et destruction d’infrastructures, préservation de l’environnement, etc.) et de la Syrie (l’après Iraq, l’ONU, etc.).

Mais, plus proche des besoins nationaux dans le domaine de la culture et, comme pour prouver son attachement à la promotion de la nouvelle génération d’artistes gabonais évoluant dans des genres divers, le «Best Of» de Pierre Akendengué a été l’occasion pour lui de mettre au devant de la scène de nombreux jeunes talents allant de ses propres choristes aux nombreux musiciens qui l’accompagnent. Le chanteur Arnaud Eyagha, Naneth (qui fait partie de son écurie depuis plusieurs années), le slameur Tanguy, vice-champion du monde de slam (2013), issu du groupe de slam gabonais Vox Populi et la chorale Ambitus ont notamment été invités à partager la scène avec le plus grand musicien gabonais de tous les temps. Le but, a indiqué Akendengué, était de faire prendre conscience que le pays regorge d’un important potentiel culturel emmené par une nouvelle vague d’artistes qui méritent d’être soutenus.

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