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Vincent Essono Mengue s’annonce dans la bataille d’Oyem

Essone-mengueQuelques années après son départ de la mairie d’Oyem, Vincent Essono Mengue a refait parler de lui, jeudi 26 septembre dernier. En se portant à nouveau candidat au Conseil municipal du chef-lieu du Woleu-Ntem, l’homme qui a dit entendre les cris et les plaintes des populations de sa localité, envisage de redonner à la ville son visage d’antan.

Depuis quelques temps, comme pour de nombreuses villes gabonaises, la commune d’Oyem croupi sous les immondices. Pour plusieurs riverains, il semble même que l’équipe mise en place par la mairesse actuelle, Rose Allogho Mengara ait été depuis bien longtemps débordée par le travail devant permettre de redonner ses belles couleurs à la ville. Au regard de cet état pour le moins dégradant aussi bien pour la ville elle-même que pour la province, des notables de la localité, réunis le 15 septembre 2013, avaient appelé Vincent Essono Mengue, ancien maire d’Oyem, a bien vouloir se porter candidat à la gestion de leur cité.

Un peu plus d’une semaine après cette sollicitation des notables, l’ancien ministre des Petites et moyennes entreprises (PME) s’est dit intéressé par l’appel et le poste. Aussi, a-t-il convoqué une assemblée le jeudi 26 septembre dernier à la place Doum-Assi. La rencontre qui a enregistré plus de 3000 personnes offrait l’occasion à l’ancien maire de se porter à nouveau candidat aux prochaines élections municipales à Oyem.

Epaulé par Jean Eyéghé Ndong, lui-même candidat à la Mairie de Libreville, le nouveau candidat s’est d’abord déclaré soucieux de la situation démocratique du Gabon. Pour Vincent Essono Mengue, «le manque de transparence des élections dans notre pays est une lapalissade. Tout le monde le sait et ce n’est pas la peine d’insister là-dessus.» De ce point de vue l’homme a dit être conscient de la lourde tâche qui l’attend et notamment de la difficulté à laquelle sa candidature sera confrontée.

«Etre candidat à une élection au Gabon coûte cher, très cher, simplement parce que ceux qui ont beaucoup d’argent, transforment le débat d’idées en démonstration de moyens. Les questions que nous devons nous poser à ce sujet sont simples : distribuer de l’argent pendant la campagne électorale fait-il partie des règles dans un pays démocratique ? D’où vient tout cet argent qui n’est distribué que pendant les campagnes électorales ? Depuis que cette pratique existe, notre pays avance-t-il vers plus de développement ? Ou plus simplement est-ce que nos conditions de vie sont meilleures ? La vie dans nos quartiers, l’école, l’hôpital, la sécurité ? Les routes ? L’accès à l’eau potable, l’électricité, sont-ils à la hauteur de nos attentes de citoyens ? Nos marchés sont-ils pleins de vivres produits au Gabon dans nos campagnes ?», s’est interrogé l’ancien ministre, comme pour dire sa connaissance des réalités du pays et de sa province.

En effet, candidat au Conseil municipal d’Oyem, Vincent Essono Mengue a énoncé son projet de «redresser Oyem » après l’élection du 23 novembre prochain. Pour ce faire, le candidat a dit compter sur le bon sens des électeurs puisque, dit-il, la durée du mandat de l’équipe qui sera choisie pour gérer la commune est de cinq ans et, «si vous avez fait un mauvais choix, vous ne pourrez pas réparer votre erreur avant cinq ans. Vous devrez donc assumer en subissant pendant cinq ans les conséquences de la mauvaise gestion de vos élus», a-t-il déclaré à l’endroit de l’assistance. Il s’agira, selon le candidat de faire confiance à quelqu’un qui a de l’expérience, mais surtout de ne «pas être déterminé par les ailes de dinde, les tee-shirts, l’argent ou tout autre cadeau que l’on ne vous fait curieusement que lors des campagnes électorales. Au contraire, votre choix doit être déterminé par votre propre conviction que tel ou tel candidat, telle ou telle liste est la meilleure, et vous décidez de lui donner votre voix, vos voix. »

De plus, expliquant son départ de l’Hôtel de ville d’Oyem, il y a quelques années pour le gouvernement, l’homme politique de renom a déclaré : «je pensais que le gouvernement était une haute institution qui pouvait me permettre d’apporter encore plus à notre ville. Je pensais à apporter ma contribution à l’œuvre de reconstruction de l’ensemble du pays.» Justifiant sa candidature au Conseil municipal d’Oyem, Vincent Essono Mengue, dans un style plutôt poétique a lancé : «Parce qu’Oyem mérite mieux que ce qu’il est aujourd’hui. Parce qu’Oyem est malade. Parce qu’Oyem a besoin de tous ces fils et filles, pour lui redonner vie et santé. Parce qu’Oyem a perdu son charme et sa beauté d’antan. Parce qu’Oyem doit être pour les Oyemois une histoire d’amour. Parce que je pense compter sur votre engagement à mes côtés.»

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