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Troubles à l’UOB : le Doyen de la FDSE s’explique

uob-emeutesAccusé de tous les vices et ayant reçu tous les noms d’oiseaux de la part d’un groupe d’étudiants visiblement en colère qui avaient décidé d’«aller au front» la semaine dernière, le Pr Jean-Claude James, Doyen de la Faculté de droit et sciences économiques (FDSE) de l’UOB a donné, en début de semaine, sa version des faits. L’économie de son entretien avec les confrères du quotidien L’union.

Deux semaines après les premières manifestations de colère d’un groupe d’étudiants de l’Université Omar Bongo (UOB) à Libreville, l’heure est au bilan, mais plus encore à la détermination des différentes responsabilités dans cette affaire qui n’a que trop duré au sein de cet établissement sujet à de multiples grognes, aussi bien des enseignants, des étudiants que des employés qui y officient.

Chaque début d’année académique, à l’UOB, est marqué par une ou de nombreuses grèves. Dès la mi-septembre, une grogne d’étudiants sous fond de suppression ou de non attribution de bourses d’études y a été entendue. Quelques jours après, un ensemble d’étudiants de la FDSE est monté au créneau en vue d’en découdre aussi bien avec les forces de l’ordre qu’avec les autorités universitaires. L’on avait alors sorti des banderoles et obstrué les différentes voies de circulation de l’université aux fins de dénoncer des exclusions dites arbitraires.

Si pour certains grévistes et étudiants non concernés, ces manifestations avaient pour fondement la réclamation de leurs droits à l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG), pour d’autres étudiants, notamment ceux de la FDSE, il était question de dénoncer la «cruauté» du Pr James. «Echec 80%. Exclus 5. Alors, James dégage», scandaient ces étudiants tout au long de la semaine écoulée, dénonçant des irrégularités dans la pratique du système LMD (Licence-Master-Doctorat) en FDSE, notamment l’application du décret n°340 du 28 février 2013.

Pour le Pr James, Doyen de la Faculté, «il s’agit d’un groupe d’étudiants clairement identifiés qui ont décidé de perturber depuis la semaine dernière [dès le mardi 24 septembre 2013, ndlr], le déroulement normal des activités académiques. Ils n’ont aucun soutien sérieux parmi la majorité des étudiants voulant aller au terme de leur année académique. Il ne s’agit donc pas d’un mouvement d’ensemble, mais plutôt d’une action singulière menée par un étudiant qui a été exclu de la FDSE, non pas par le Doyen, mais par le conseil de discipline de la Faculté pour avoir copieusement et publiquement injurié des enseignants après avoir tenté vainement d’empêcher la tenue d’un conseil de discipline auquel il n’était pas du tout impliqué.»

En revanche, accusé d’être responsable de l’échec sans cesse grandissant de la FDSE depuis son arrivée, en mars 2013, au décanat de la Faculté à cause de son application jugée «particulière» du LMD, le Pr Jean-Claude James explique : «S’agissant de l’application du système LMD, les étudiants semblent contester le décret n°340 du 28 février 2013 qui institue la règle de la non-compensation entre les différentes unités d’enseignement. En d’autres termes, doivent acquérir distinctement les crédits correspondant à chaque unité d’enseignement pour valider leur semestre, et ne pas pouvoir les composer. […] Donc, le doyen ne fait qu’appliquer les textes, respecter les procédures réglementaires et se conformer aux principes universitaires.[…] A propos du taux d’échec à la FDSE, je dois dire qu’aucun enseignant ne peut se satisfaire de l’échec des étudiants ou des résultats catastrophiques.» Le doyen incriminé relève, par ailleurs, qu’«à ce stade du déroulement des examens, il est prématuré de parler d’échec. Il s’agit des résultats qui ne concernent pour l’instant que les Licence 1 et les Master 1. Ils ne portent que sur la session ordinaire du premier semestre. Il faut donc attendre les résultats de la seconde session dite de rattrapage (ordinaire et rattrapage) pour pouvoir tirer des conclusions définitives.»

Prouvant son intérêt pour la requête et les revendications des étudiants, le Pr Jean-Claude James a annoncé le récent démarrage de plusieurs séances de travaux au sein de la FDSE. Le but : ramener la sérénité au sein de l’UOB qui est en phase d’examen dans la plupart des départements. Pour ce faire, «nous avons le souci d’associer tous les enseignants et les étudiants. Je voudrais ici indiquer que nous avons mis en place deux commissions. L’une a travaillé sur le régime des études et des examens en associant des enseignants et des étudiants. Nous avons créé ensuite, une commission chargée de réfléchir sur une réforme d’ensemble, en profondeur, de notre offre de formation. L’objectif étant d’améliorer l’employabilité de nos étudiants par la multiplication et la diversification des parcours professionnels», a déclaré le Doyen.

En espérant que les deux parties arrivent véritablement à s’entendre dans les prochaines semaines, rien ne dit que d’ici-là une autre grève, cette fois de la part des enseignants ou des agents administratifs et autres employés, ne viendra perturber les activités académiques et universitaires. On croise les doigts.

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