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Médias : le CNC, entre encouragement et condamnation

medias-gabonRéunis en séance plénière ordinaire le 9 octobre, le président et les différents conseillers-membres du Conseil national de la communication (CNC), sont sortis de leur long silence après les nombreux faits qui ont marqué, il y a quelques semaines l’univers de la presse gabonaise. Comportements déviants, entêtement, sanctions et encouragements, Guy Bertrand Mapangou et ses collaborateurs ont statué sur les sujets marquants de l’heure.

Alors qu’on s’interrogeait sur son silence face à la reprise du comportement déviant de certains médias et la relation habituellement tumultueuse entre les forces de l’ordre et les organes de presse du pays, le Conseil national de la communication (CNC), lors de sa dernière séance plénière, est sorti du silence accusateur dont certains le taxaient, en élevant une nouvelle fois le ton à l’attention de la presse en général mais davantage contre le journal Fraternité et des entreprises d’impression de la place.

En effet, en marge de son rapport pour le moins alarmiste de l’activité journalistique au Gabon ces derniers temps, en plus de nombreux rappels à l’ordre, le CNC, comme plusieurs médias avant lui, a constaté le non-respect des réglementations en matière de diffusion de publicité faisant la promotion des produits issus de la pharmacopée traditionnelle, mais aussi de respect de la dignité humaine et de la préservation de la cohésion sociale. C’est notamment le cas du journal « Fraternité » et des radios « Top FM », « Génération Nouvelle » dont certaines émissions sont accusées de laisser libre cour aux « messages des charlatans et autres vendeurs d’illusion ».

Si les deux chaînes de radios ont été sommées « de retirer dans l’immédiat toutes ces émissions de leurs programmes, sous peine de sanctions sévères », pour le journal « Fraternité », jusque-là « inconnu du fichier du CNC », le retrait pur et simple des kiosques à été décidé par l’institution dirigée par Guy-Bertrand Mapangou. Le journal incriminé paraissant « en toute illégalité », est accusé de faire de « l’apologie de la haine, à la première institution de la République et des insinuations malveillantes » sa ligne éditoriale, foulant ainsi aux pieds toutes les réglementations en vigueur en matière de communication au Gabon. Toute chose qui a fait prendre au président du CNC et aux conseillers-membres présents à la plénière, la décision d’interdire à la Sogapresse (distributeur) et La Référence (imprimerie) toute collaboration avec le journal sanctionné, au risque de représailles.

Sur un tout autre plan, après avoir félicité et encouragé les efforts entrepris par de nombreux organes de la presse nationale, le CNC a tenu à fustiger avec fermeté le comportement de forces de l’ordre qui se sont négativement illustrés, le mois dernier dans les locaux du quotidien « L’union », au motif la remise d’une convocation au responsable du journal indiqué à la suite d’un billet « Makaya » les incriminant. N’ayant pas apprécié « la descente musclée des gendarmes », le CNC a rappelé qu’« aux termes des dispositions de l’article 94 de Constitution, la communication audiovisuelle, cinématographique et écrite est libre République gabonaise, sous réserve du respect de l’ordre public, de la liberté et de la dignité du citoyens… » Mais de plus, « le Code de la communication dans ses articles 106 et 107 confère aux personnes mises en cause l’exercice du droit de réponse ». Voilà qui est dit !

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