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Copal : un nouveau départ à Libreville

copal1À l’issue d’une période marquée par des dysfonctionnements au sein de son organisation et de sa gestion, l’Alliance des pays producteurs de cacao (Copal) dont les experts étaient réunis à Libreville pendant près d’une semaine, à la faveur de leur 76e assemblée générale, a bénéficié de l’adoption de son plan stratégique élaboré à Abidjan.

Loin d’être anéantie avant la rencontre de Libreville, l’Alliance des pays producteurs de cacao (Copal) a saisi l’occasion de sa 76e assemblée générale, tenue du 7 au 11 octobre 2013 à Libreville, pour s’offrir un nouveau souffle. Ce qui devrait permettre à la structure de se consacrer à la «promotion et au développement de culture du cacao» dont la durabilité sur le marché mondial est menacée par une situation conjecturale défavorable depuis un certain temps.

«Nous voulons faire de la Copal une structure vraiment représentative des pays producteurs de cacao et l’Afrique représente plus de 70% de la production mondiale de cacao, elle a une position stratégique sur laquelle il faudra capitaliser. C’est là tout le défi que nous voulons relever et nous allons nous assurer que pendant l’exercice 2013-2014, cela soit mis en œuvre pour passer le flambeau au Ghana qui va continuer l’œuvre», a déclaré le ministre du Commerce et de l’Artisanat de la Côte-d’Ivoire, Jean-Louis Billon, nouveau président de l’Alliance.

Axés essentiellement sur des questions liées au fonctionnement de l’Alliance, les travaux de Libreville ont permis selon le ministre gabonais délégué au Développement durable, Désiré Guédon, «de parvenir à des décisions salutaires qui vont guider la mise en œuvre du Plan stratégique qui présidera à la nouvelle configuration structurelle et financière de l’organisation».

Le nouveau plan stratégique de la Copal intègre la coordination des politiques de production et de commercialisation de cacao des pays membres ainsi que celle des politiques de transformation et de promotion de la consommation de cacao dans les pays producteurs afin de garantir l’approvisionnement adéquat du marché du cacao. Il y est également question de plancher sur les conditions de l’obtention de prix équitables et rémunérateurs pour les producteurs.

«Nous avons opté pour une meilleure gestion de l’organisation à travers la mise en place de ce plan stratégique que nous avons élaboré à Abidjan et adopté ici à Libreville et qui nous donne, à nous au niveau du secrétariat, une feuille de route à suivre. Avec ce plan stratégique nous pensons et sommes persuadés que la Copal connaîtra un nouveau visage. Elle sera redynamisée et fera en sorte que dans les actions que nous allons entreprendre sur le terrain, nous relevions les défis qui se posent à la cacao-culture d’une manière générale et particulièrement à celle de l’Afrique qui est liée au vieillissement du verger, celui des agricultures. Il faudra renouveler ce verger et penser à la relève de jeunes cacaoculteurs et faire en sorte que, du point de vue des conditions de vie, de prix, qu’ils soient satisfaits en mettant l’accent sur la consommation. Nous pensons à travers cela, pouvoir soutenir les prix parce que la loi du marché est concernée par l’offre et la demande et il faut faire en sorte qu’on arrive à un équilibre, pour que les prix proposés aux paysans soient rémunérateurs et équitables», a renchéri le secrétaire général de la Copal Nanga Coulibaly.

«Le Gabon, petit producteur, ne pouvait pas se mettre en marge de tous les producteurs parce que nous avons besoin de l’expérience pour relancer notre production cacaoyer qui est de bonne qualité. Cette réunion nous a permis d’échanger, de bénéficier de nouvelles technologies agricoles en matière de cacao. Faire en sorte que les planteurs gabonais puissent bénéficier d’une formation, intéresser les jeunes à la culture du cacao et surtout redynamiser toutes les plantations par le biais soit de la création, soit de la réhabilitation des plantations de cacao pour que la production du Gabon croisse», a indiqué le directeur général de la Caistab, Léon Paul Ngoulakia.

Avec ses près de 400 tonnes de cacao produits par an selon le directeur général de la Caistab, le Gabon voudrait accéder aux nouvelles technologies pour que sa production évolue à un niveau responsable et intéressant pour avoir la place qui devrait être la sienne dans les échanges commerciaux au niveau de la cacao-culture.

Créée le 20 janvier 1962 à la suite de la dégradation des prix aux producteurs, et dans le but de permettre aux pays membres de promouvoir et défendre leurs intérêts communs, la Copal compte à ce jour, 10 pays dont 8 africains que sont le Ghana, le Nigéria, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Gabon, Sao Tomé et Principe et le Togo. On y compte trois pays non africains : le Brésil, la République Dominicaine et la Malaisie.

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