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Le budget 2014 fixé à 3 335,8 milliards de francs CFA

budgetSi le budget de l’Etat gabonais de l’année 2013 avait surpris plus d’un par sa hausse de plus de 28% par rapport à l’année d’avant, celui comptant pour l’année 2014 passe également le cap des 3000 milliards avec une augmentation de 194,6 milliards de francs CFA, soit un peu plus de 6,2%. Un chouia de plus seulement quand certains détracteurs parlent crient déjà à l’ «Emergence budgétivore».

Approuvé par le gouvernement le 5 janvier 2013, le budget de l’Etat gabonais, évalué à 3 141,2 milliard de francs CFA, se caractérisait par une augmentation significative de 28% par rapport à celui de l’année 2012. Une hausse qui avait alors surpris de nombreux Gabonais, et plusieurs observateurs, des plus naïfs aux plus optimistes, avaient espéré de nombreuses réalisations et des retombées au niveau des couches sociales les moins aisées en termes d’amélioration des conditions de vie.

En effet, avec un budget passant de 2 453,1 milliards de francs CFA, en 2012, à 3 141,2 milliards de francs CFA en 2013, les espoirs et les rêves les plus fous étaient permis. Dans les faits, un bon nombre de projets annoncés par le Chef de l’Etat et le gouvernement avaient été mis en pratique et certains d’entre eux, on en convient, s’étaient illustrés de fort belle manière en arrivant à leur terme. D’autres (si ce n’est la plupart), sont malheureusement encore en attente de livraison. L’espoir des Gabonais, entretenu par celui des plus hautes autorités du pays, s’émoustille à nouveau avec la hausse, dernier cri, du budget prévisionnel que Séraphin Moundounga, faisant office de porte-parole du gouvernement, a rendu public dans le communiqué officiel du mardi 15 octobre 2013.

En effet, désormais évalué à 3 335,8 milliards de francs CFA, le budget prévisionnel de l’Etat gabonais pour l’année 2014 présente une hausse de 194, 6 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 6,2% ; ce qui n’est pas un chouia. Le gouvernement a expliqué que «le projet de loi de finances 2014 s’inscrit dans la dynamique de l’embellie qu’enregistre l’activité économique mondiale, marquée par la sortie progressive de crise dans plusieurs pays de la zone euro, notamment ».

Les ressources escomptées

Selon le communiqué du gouvernement, les ressources qui permettent d’espérer «gonfler» à nouveau le budget de l’Etat en 2014, proviendront d’une production pétrolière qui devrait enregistrer «une hausse de 1,4% par rapport à celle prévue en 2013 et s’établirait à 11,432 millions de tonnes», grâce à l’amélioration des rendements des principaux champs pétroliers du pays.

De plus, estime le gouvernement de Raymond Ndong Sima, l’amélioration des recettes pétrolières sera également soutenu par une «quasi-stabilité du prix du baril gabonais à 97 dollars US contre 98 dollars US en 2013, sur la base d’un cours moyen du Brent à 98,5 dollars US. Dans le même temps, le taux de change du dollar US par rapport au FCFA devrait légèrement s’apprécier d’environ + 2,4 %, pour se fixer en moyenne à 513,039 FCFA contre 500 FCFA projeté en 2013.»

Par ailleurs, selon les prévisions de l’Etat gabonais, la production minière progresserait de 15% en raison de la bonne tenue de la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), principal exploitant du manganèse dont la hausse de production se situerait désormais à 4,594 de tonnes (soit 14,8%), à en croire le porte-parole du gouvernement. L’accroissement du gisement de manganèse de Ndjolé et celui de l’or à Bakoudou y seraient également pour beaucoup. D’autant plus, indique le gouvernement, que le prix de la tonne de manganèse enregistre une hausse de 2,5% et se négocier en moyenne à 269,2 dollars US, grâce au redressement de la demande de l’industrie sidérurgique internationale.

Les charges…

À côté de ces différents facteurs d’amélioration, se trouvent les nombreuses charges qui pèsent sur l’Etat. Dans son récent communiqué, le gouvernement a indiqué que les charges comporteraient les dépenses de fonctionnement de l’Etat qui s’élèveront à 1 363,4 milliards de francs CFA. Celles-ci comprendront donc les salaires pour 581,3 milliards de francs CFA, les «biens et services» pour 330,2 milliards de francs CFA et les «transferts et interventions» pour 451,9 milliards de francs CFA. Tout ceci partagé entre la dette publique et d’autres redevances, aussi bien sur le territoire national qu’à l’extérieur.

Au regard des nombreuses revendications salariales qui secouent le pays depuis plusieurs années et notamment les deux dernières, il y a fort à parier que l’Etat gabonais, du fait de la nouvelle hausse de son budget, s’attèlera à satisfaire les différents manifestants qui donnent de la voix ici et là, à travers le pays et la capitale. Le communiqué annonce par ailleurs, à toutes fins utiles, que les dépenses d’investissement ont connu une hausse de 105,3 milliards de francs CFA par rapport à 2013. Elles se situent désormais à 1 322,2 milliards de francs CFA, dont 364,1 milliards de francs CFA au titre des projets financés sur ressources extérieures.

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