Dans-un-bureau-denrôlement-des-électeurs-400x190Le Ministre gabonais de l’Intérieur, de la Sécurité Publique de l’Immigration et de la Décentralisation, Jean François Ndongou, qui a fait le bilan des opérations d’enrôlement biométrique et de l’établissement de la liste électorale a fait part à la presse ce mardi, de la volonté du gouvernement à saisir la Cour Constitutionnelle en vue d’un probable report des élections du 23 novembre prochain.

Selon le Ministre de l’Intérieur, « La Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente ( CENAP) n’ayant pas reçu la liste électorale le 23 octobre dernier n’est pas en même d’organiser les élections locales à la date du 23 novembre 2013 ».

La loi 7 / 93 relative à l’organisation de toutes les élections politiques en République gabonaise précise que le ministère de l’Intérieur « remet à la CENAP la liste électorale 30 jours avant le scrutin ». Or, le ministère de l’Intérieur a manqué à cette disposition.

Face à cette situation, la CENAP, a saisi le Premier Ministre, de façon qu’elle introduise auprès de la Cour constitutionnelle, une requête évoquant un cas de force majeur sollicitant le report de ces élections.

« Je ne peux pas aujourd’hui dire que la Cour constitutionnelle va accepter la démarche du premier ministre et je ne sais non plus, la date que la CENAP va proposer au gouvernement. Mais, le ministère de l’Intérieur est prêt pour qu’au plus tard le 31 décembre, les élections soient organisées. Ce qui supposera que le ministère de l’Intérieur devra remettre la liste électorale définitive au plu tard le 30 novembre 2013 à la CENAP, soit 30 jours avant les élections», a expliqué M. Ndongou soulignant que « si la Cour Constitutionnelle estime que c’est le 25 décembre, il nous faudra aussi restituer la liste au plu tard le 25 novembre 2013 pour être en phase avec la marge des 30 jours ».

Pour autant, il a informé que son département ministériel a fixé au 31 octobre prochain, le début de la période de réclamation sur la liste électorale provisoire actuellement affichée sur toute l’étendue du territoire national. Cette opération durera 4 jours.

Au terme de cette période, le ministère de l’Intérieur se donnera cinq à six jours pour traiter les réclamations avant de remettre définitivement à la CENAP la liste devant servir aux élections locales.

« Nous pensons qu’entre le 10 et le 15 novembre nous pourrons remettre la liste électorale à la CENAP », a supposé Jean François Ndongou. Mais, pour l’instant, toutes les institutions impliquées dans l’organisation des élections restent suspendues à la décision de la Cour Constitutionnelle qui devra se prononcer dans quelques jours.

Le report des prochaines élections locales et municipales prévue pour le 23 novembre prochain n’est plus un simple caprice de l’opposition gabonaise ainsi qu’on l’a qualifié il y a quelques mois à Libreville. Elle est devenue une évidence pour toutes les formations politiques, majorité et opposition.

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