BDP-ModwoamCommuniqué de presse, pour diffusion immédiate

Le BDP-Modwoam condamne la violation systématique des droits de l’homme ainsi que le non-respect des libertés individuelles et collectives au Gabon

Face au phénomène satanique des crimes rituels sévissant actuellement au Gabon et aux multiples arrestations arbitraires de citoyens revendiquant leurs droits fondamentaux dans ce pays,

Nous, membres du BDP-MODWOAM et l’ensemble de nos partenaires, ne pouvons rester insensibles à la souffrance des victimes et au désespoir de leurs familles. Bien au contraire, nous nous sentons interpellés par la gravité de ces actes inadmissibles et tenons à dénoncer avec la plus grande énergie cette barbarie qui inquiète, endeuille et afflige profondément les familles à la fois gabonaises et non gabonaises.

Aussi est-ce avec beaucoup de gravité que le Conseil Exécutif du BDP-MODWOAM, sous la présidence du Dr Daniel Mengara, tient à livrer le sentiment qu’il partage avec tous ses partenaires au sujet de la « privation des libertés individuelles et collectives » et des « crimes rituels » qui ternissent sans cesse l’image d’un Gabon que des « étrangers étranges » ont décidé de prendre en otage telle une horde de vampires assoiffés de sang humain, aidés en cela par quelques traîtres thuriféraires autochtones sans vision aucune pour notre beau et cher pays.

Depuis l’arrivée d’Ali Bongo 9% au pouvoir par coup d’État électoral, nous constatons avec indignation une recrudescence des privations des libertés collectives et individuelles comme en témoignent l’injuste incarcération des étudiants réclamant de façon légitime leurs bourses d’étude en 2012, l’impensable emprisonnement des membres de la société civile organisant pacifiquement leur Forum des Indignés en 2012, la mise aux arrêts des syndicalistes des transports routiers il y a quelques mois et la récente arrestation arbitraire de Monsieur Firmin Ollo Obiang dont le BDP-MODWOAM et d’autres compatriotes ont d’ailleurs exigé la libération immédiate et inconditionnelle.

Depuis l’arrivée d’Ali Bongo 9% au pouvoir, avec effraction et assassinat de dizaines de Gabonais à Port-Gentil en 2009, nous sommes révoltés de constater l’escalade et l’impunité des crimes abominables dont nos filles, mères, frères, sœurs, oncles, tantes… sont d’innocentes victimes.

Selon les statistiques collectées par l’association de lutte contre les crimes rituels (ALCR) et son président J.E. Ebang Ondo, 42 cas d’homicides avec ablation d’organes ont été dénombrés en 2009 (année d’arrivée au pouvoir du criminel A. Bongo 9% par coups d’états électoral et constitutionnel), 37 cas en 2010 et 62 cas en 2011. Si ce phénomène macabre existait déjà du temps de Bongo père, il a par contre pris une expansion inquiétante avec Bongo fils au sens où en l’espace de 90 jours seulement de l’année 2013, l’ALCR dénombre déjà 33 cas de crimes sataniques. De la sorte, ce phénomène ignominieux des « crimes rituels » fait du Gabon, un État barbare et de Libreville, la capitale mondiale de l’anthropophagie ou du cannibalisme.

Il faut que l’on se dise, les yeux dans les yeux, que les commanditaires de ces « crimes rituels » sont les « big men et women » du pouvoir satanique PDG en place ; lesquels ont aliéné leurs âmes à Samaël pour de petits intérêts éphémères et terrestres.

Ces criminels du régime luciférien au pouvoir ont fait fi, depuis Bongo père, de la valeur « travail » qui, selon A. Smith (père de l’économie moderne), est la cause véritable de la richesse des nations et des hommes, pour ériger le cannibalisme, la pédophilie, l’inceste (filles, fils, mères, pères…), le vaudouisme, le vol, le viol, l’occultisme… comme modes d’ascension sociale rapide ce, à l’aune de stupides aphorismes du style « il vaut mieux mourir jeune mais riche, que vieux et pauvre » ou « je peux faire d’un chien un ministre et, inversement, d’un ministre un chien ».

Non contents de déjà piller les caisses de l’État et d’exceller dans la « malveillante gouvernance » qui enferme les Gabonais dans la faim, la maladie, le chômage endémique, l’absence de revalorisation du smic et des salaires, l’inflation galopante, les quartiers insalubres, la dégradation du système éducatif, l’insuffisance des structures de santé, le manque d’infrastructures routières dignes de ce nom… Ces satanistes et criminels du régime au pouvoir ne se gênent plus de massacrer davantage et d’endeuiller durement les pauvres populations civiles, désormais traitées telles du bétail de basse-cour.

À cet égard, le BDP-MODWOAM et ses partenaires accusent ce régime bongoïste, cannibale, corrompu et incompétent d’être entièrement responsable de ces « crimes rituels ». A en juger d’ailleurs par le cynisme poussé au paroxysme de la part de son ministre de l’Intérieur qui, au lieu d’assurer la sécurité maximale des personnes et des biens tel que le stipule la Constitution (loi fondamentale), passe son temps à plastronner ou pavoiser pour dénier à la vaillante société civile gabonaise, le droit élémentaire de faire des marches pacifiques de dénonciation de ce phénomène barbare.

Or, il y a urgence à régler tous ces problèmes qui mettent à mal la cohésion sociale au Gabon. Trop de signes inquiétants montrent le désarroi de la population qui se trouve abandonnée à elle-même. L’indifférence des tenants du bongoïsme nous indique à quel point rien de bon ne pourra se passer au Gabon tant qu’un Bongo restera au pouvoir. Le Gabon est malheureusement dirigé par des gens qui sèment la peur, l’intimidation et la désolation, au lieu de faire naître l’espoir et la confiance en l’avenir. Mais, cette peur érigée en principe de gouvernement n’est rien d’autre que le symptôme d’un régime dictatorial aux abois. Les Gabonais, qui se sentent désabusés par le régime bongoïste-PDG, ont alors tout intérêt à répondre massivement à l’appel du BDP-MODWOAM et de ses partenaires pour mettre en œuvre une réponse politique efficace et capable de mettre un terme à leurs souffrances.

Dès lors, le BDP-MODWOAM et ses partenaires :

– mettent en garde le régime des Bongo et consorts, et attirent l’attention de la communauté internationale devant les risques de dérapage qui pourraient amener les Gabonais, devant le déficit d’un Etat qui soit protecteur de tous, à constituer des milices de quartiers qui assureraient elles-mêmes la sécurité des biens et des personnes ;

– lancent un appel aux pays africains et aux puissances occidentales qui ont à cœur le « respect des droits humains », et leur demande d’isoler sur tous les plans le régime cannibale et inhumain actuellement au pouvoir au Gabon ;

– lancent également un appel aux organismes financiers internationaux, afin que ces derniers ne prêtent plus un seul centime au Gabon tant qu’Ali Bongo sera au pouvoir, au risque d’une répudiation à terme de la dette publique gabonaise qui serait très difficile à régler dans un contexte de crise multiforme pouvant facilement entraîner une situation de chaos due à l’incompétence, l’ignominie et l’irresponsabilité de ceux qui confisquent systématiquement le pouvoir depuis 46 ans sans jamais résoudre les vrais problèmes du Peuple gabonais ;

–   lancent un appel non seulement aux intellectuels, mais aussi à l’ensemble du Peuple gabonais de l’intérieur et de l’extérieur, à ne plus rester muets, à vaincre le signe indien et à transcender les particularismes ethniques, géographiques, idéologiques, religieux pour dénoncer massivement aussi bien le phénomène abject des « crimes rituels » que celui des arrestations arbitraires qui visent à terroriser actuellement, et durablement, la nation. Tout le monde, pédégistes comme non pédégistes, est une potentielle victime, surtout dans un pays où l’absence criarde d’Etat de droit résulte de l’infiltration évidente des pouvoirs judiciaire, législatif et médiatique, par le pouvoir exécutif. Ce pouvoir exécutif qui a malheureusement institué, au sommet de l’État, des conceptions et pratiques dignes d’un véritable « syndicat du crime organisé ». Et ce, au mépris des principes de « Séparation des pouvoirs » et du « Pacte social » qui se doivent d’être conformes à la volonté souveraine du Peuple ;

– demandent, en fin de compte, au Peuple gabonais de désormais systématiquement manifester son indignation par tous les moyens, aux fins d’en finir une bonne fois pour toutes avec les arbitraires et abominations perpétrées par le régime illégitime des Bongo.

Vive la République,

Vive le Gabon.

Fait le 13 novembre 2013 à Montréal, Canada

Le Bureau du Conseil Exécutif du BDP-Modwoam

Bongo Doit Partir, Inc.
P.O.Box 3216 TCB
West Orange, NJ 07052, USA
Tél. : (+1) 973-447-9763
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bdp (@) bdpgabon.org

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