assassinat-journalisteLa macabre histoire fait le buzz, ces derniers temps sur internet et sur tous les médias nationaux privés. Si le véritable tôlé a été atteint depuis la mobilisation, dès le 14 novembre, de la communauté internationale, la vraisemblable intervention de l’administration Obama, dans les jours qui viennent aurait fait reculer le principal commanditaire de l’assassinat des trois journalistes gabonais.

Les journalistes gabonais Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi (Ezombolo) et Désiré Ename (Echos du Nord) auxquels s’est ajouté Jonas Moulenda (transfuge du quotidien L’Union), sont l’objet d’un projet d’assassinat depuis des mois. La supposée rencontre, dans la nuit du 30 au 31 octobre 2013, entre Patience Dabany – commanditaire supposée, ainsi que l’a indiqué l’avocate Paulette Oyane – et quelques personnalités influentes de l’armée gabonaise, aurait scellé le sort de ces trois journalistes. Mais, depuis la «fuite» du funeste dessein, c’est le buzz, aussi bien sur internet que sur de nombreux médias nationaux se préoccupant de la vie de leurs confrères.

Un tôlé qui, selon certaines indiscrétions, aurait entamé la détermination du présumé commanditaire de l’assassinat. Sans nul doute en raison des récentes réprimandes du «fils», le commanditaire aurait décidé de revoir sa copie. L’on rapporte à cet effet que les trois journalistes ne seraient plus en danger de mort. Toute chose qui n’efface pourtant pas le doute dans l’esprit des Gabonais. Qu’à cela ne tienne, il semble que la mobilisation des organismes et médias internationaux et l’ingérence insidieuse de la communauté internationale dans cette malheureuse affaire ont considérablement réduit les chances des instigateurs. Une curieuse crainte se serait installée de ce côté, indique-t-on dans les coins huppés de Libreville : «la peur a changé de camp», se murmure-t-il.

Ces derniers jours, en effet, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac), dans un communiqué de presse subtilement adressée aux «autorités gabonaises», ainsi que la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), le Conseil des droits de l’homme de l’ONU et plusieurs communautés africaines seraient entrés en scène pour calmer les choses. Pis, depuis le week-end écoulé, il semble que des membres de l’administration américaine aurait également fait du lobbying à ce sujet, par le biais de quelques émissaires au Gabon. Les supposés commanditaires de l’assassinat abject de Désiré Ename et Jean de Dieu Ndoutoum-Eyi sont ainsi plus qu’à découvert et doivent résolument se rétracter.

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