Setrag31Après avoir enregistré deux déraillements de trains miniers en octobre et novembre derniers, la qualité voire la fiabilité du réseau ferroviaire gabonais suscite de plus en plus d’interrogations sinon d’inquiétudes, alors que la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag) annonçait une rénovation de cette voie longue de 800 km. Ou en sont les travaux ?

Les mois d’octobre et de novembre de l’année finissante ont été, si l’on ose, parmi les plus négatifs pour la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag) et pour la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog). Si pour la deuxième entreprise le fait marquant des deux mois sus cités a été de perdre une certaine quantité de son chargement minier à la suite des déraillements de trains charriant le manganèse de la province d’exploitation à la capitale pour son exportation vers les marchés internationaux, pour la première, la perte concerne avant tout sa crédibilité, même si le chiffre d’affaires pourrait en être affecté. En effet, après avoir lancé son projet de rénovation du chemin de fer dont le terme est prévu pour 2015, Setrag semble peiner dans le processus de réhabilitation de ce chemin de fer long, bien que visiblement les travaux se poursuivent.

Dans le souci de retrouver sa crédibilité, aussi bien auprès des passagers désormais apeurés qu’auprès des sociétés ayant recours à ses services, Setrag a émis, dès le mois de juillet 2013, le souhait de venir à bout des nombreux déraillements auxquels elle fait face depuis quelques temps. Ainsi, en plus d’assurer son entretien courant, la société d’exploitation du chemin de fer gabonais s’est engagée à réhabiliter l’ensemble du réseau ferré en procédant à la réparation des multiples défauts de construction de cette voie, notamment au niveau des remblais. De plus, indique-t-on au sein de l’entreprise, « des dizaines d’experts se chargent, depuis juillet du traitement des zones instables entre la gare d’Adem et celle de Ndjolé », tout en veillant au remplacement des rails et traverses identifiés comme défectueux en raison de leur durée, entre la gare d’Owendo et celle de Ndjolé.

Pour Setrag, le projet relève d’une grande importance pour l’économie gabonaise. Sa mise en pratique, bien que timide à ses débuts, avance plus ou moins et depuis le mois de novembre, l’on a n’a plus déploré de nouveau déraillement. Par ailleurs, la société a justifié son projet de rénovation de la voie ferrée par le fait que « de nombreux tronçon entre Owendo et Ndjolé souffrent d’une usure avancée, liée au temps et à la présence de nombreuses zones instables, dues à la qualité du sol d’une part, et aux importants marécages d’autre part. » Pour les responsables de la société, les travaux permettront à terme de « réduire les incidents, de diminuer le temps de parcours et d’assurer une circulation des trains plus fluide ».

Mais en raison des pluies, l’on image mal la fin des travaux pour les mois à venir, d’autant plus que la société dit avoir fait le choix de travailler de jour et uniquement en saison sèche pour 6 à 7 heures par jour. « Ceci pour garantir la fiabilité des méthodes expérimentales qui seront mises en œuvre », indique-t-on sur des panneaux d’information dans les différentes gares.

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