shell-gabon1Présents dans le pays pour l’un, depuis 1960 et pour l’autre depuis la fin des années 1950, les groupes pétroliers Shell et Total dont certains contrats courent jusqu’en 2043 en veulent encore plus. Ce qui les a notamment poussé à postuler, avec les majors intéressés, aux blocs pétroliers mis en appel d’offres dans l’offshore profond et très profond du Gabon. Retour sur une surprenante déconvenue.

Alors qu’il paraissait presqu’évident que des groupes pétroliers, parfaits connaisseurs de la géologie et du fonctionnement économique du pays tels que Shell et Total remporteraient haut la main les différentes offres lancées par l’Etat gabonais, par l’entremise du ministère du Pétrole, de l’Energie et des Ressources hydrauliques, dans l’offshore profond et très profond, il n’en a rien été. De source bien informée, Shell et Total, les deux principales compagnies pétrolières qui se discutent notamment la première place au Gabon depuis de nombreuses années, ayant montré leur désir d’opérer deux des blocs parmi les 43 mis à disposition, auraient été recalées. La commission d’évaluation et d’attribution des blocs pétroliers présidée par le ministre gabonais en charge du Pétrole, Etienne Dieudonné Ngoubou aurait jugé insatisfaisantes les offres financières des deux majors.

Selon les sources sus citées, la surprenante déconvenue serait due au fait que les deux plus importants producteurs de pétrole au Gabon, intéressés par les blocs C-11 et E-12 de l’offshore profond gabonais, avaient élaboré chacun une proposition pour le moins faible. Voire « très faible » par rapport aux attentes des membres de la consultation restreinte qui se seraient vus contraints de recaler les dossiers de Shell et Total dans l’ensemble des 26 sociétés pétrolières initialement identifiées lors de la première phase des consultations.

Pour ce qui est du bloc E-12, « le document du ministère du Pétrole, sur lequel sont reportés les classements des candidats par notes, montre que Total a obtenu 639 points alors que Marathon, le vainqueur, a totalisé 1 342 points. La proposition financière du major français était tellement faible qu’elle n’a recueilli que 311 points, soit quasiment deux fois moins que celle des américains », indique à cet effet La Lettre du continent (n°713). Le bloc C-11 devant échoir à Shell aurait quant à lui été remis en course, en raison d’une faible offre de la part de l’anglo-néerlandais. Le groupe aurait récolté en tout 1 398 points, soit une centaine de point en moins par rapport à la société Exxon (1 496) et deux centaines de moins par rapport à Noble (1 620) qui, dit-on, auraient même décidé de se lancer en tandem dans la future négociation, comme pour s’assurer d’une nouvelle défaite en perspective pour Shell lors de la deuxième phase de consultation par le biais d’auditions plus poussées que le ministre Ngoubou a annoncé pour ce mois de janvier 2014, avant l’intervention des premières signature au mois de mai ou juin prochain.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here