Dr. Daniel Mengara, Président de « Bongo Doit Partir – Modwoam »
Dr. Daniel Mengara, Président de « Bongo Doit Partir – Modwoam »
Dans son discours de vœux au peuple Gabonais confirmant son intention de rentrer au Gabon à l’horizon 2015 en vue de préparer le changement directement sur le terrain avec le peuple gabonais, le Dr. Daniel Mengara, leader du mouvement « Bongo Doit Partir – Modwoam », a constaté un fait hautement scandaleux dans l’histoire de la République gabonaise. Il remarque en effet le fait qu’Ali Bongo Ondimba, après avoir lui-même noté les manquements de son régime en matière de réduction de la pauvreté et de la précarité au Gabon au cours de l’exercice budgétaire 2013, ait quasiment disqualifié le gouvernement officiel de la République pour confier la mission de réduction de la pauvreté et de la précarité à… son épouse Sylvia Bongo Ondimba.

Celle-ci deviendrait, par cette substitution, le vrai Premier ministre du Gabon chargée de la question sociale. Or, la pauvreté et la précarité étant les plus gros problèmes qui minent le Gabon, pays riche en pétrole dont plus de 60% de la population continue paradoxalement à vivre sous le seuil de pauvreté, il y a ici un double usage qui relègue le gouvernement de Raymond Ndong Sima aux seconds rôles.

Daniel Mengara a par conséquent appelé ses compatriotes à se demander s’ils veulent vraiment continuer à vivre dans un pays où « un despote qui s’est autoproclamé président peut, après avoir détourné lui-même cet argent, venir vous narguer en pleine télévision nationale pour vous dire, « oh tiens, nous avions prévu 300 milliards dans le budget 2013 pour réduire la précarité et la pauvreté au Gabon, mais 240 milliards ont disparu, mais bon qu’à cela ne tienne, personne ne sera puni pour ce crime. D’ailleurs, ne vous inquiétez pas, je viens de donner à ma femme Sylvia Bongo la responsabilité de résoudre les problèmes de pauvreté et de précarité au Gabon en lieu et place du gouvernement officiel de la République » ».

Pour Daniel Mengara, donc, cette disqualification du gouvernement officiel de la République est une indication assez claire de la banqueroute, voire de la déroute totale d’un Ali Bongo Ondimba pour qui la veste de « président » semble de plus en plus lourde à porter et qui, quatre ans seulement après sa frauduleuse prise de pouvoir, en est réduit à demander aux Gabonais d’attendre 2025 pour espérer commencer à jour des plus que jamais hypothétiques et lointains fruits de sa politique dite d’ « Emergence ».

Pire, en confiant à sa femme la gestion du dossier « pauvreté et précarité au Gabon », Ali Bongo signale une tendance généralement notable chez les dictateurs à bout de souffle, celle d’une gestion familiale de plus en plus accentuée des affaires du pays et qui, souvent, se présente comme symbolique non seulement d’un certain isolement politique, mais aussi d’une réduction significative du cercle de confiance.

Or, c’est aussi par cette concentration familiale et clanique du pouvoir que les régimes despotiques organisent également sans le savoir leur propre chute. Les questions les plus chaudes sur le plan économique ont ainsi tendance, justement, à céder le pas aux questions de survie politique, ce qui crée automatiquement un environnement encore plus propice aux détournements et à l’incapacité de concentrer les efforts du gouvernement sur la résolution des besoins les plus primaires et les plus pressants des populations. Ceci est donc un signe fort que le régime d’Ali Bongo, quatre ans seulement après sa frauduleuse prise du pouvoir, est désormais aux abois et a commencé sa courbe descendante.

« On est où là ? », s’est donc écrié Daniel Mengara dans son discours, sans toutefois manquer d’ajouter, « Ah bon !?! C’est maintenant comme ça qu’on gère un pays ! M’enfin, cher Peuple, soyons un peu sérieux ! »

Et le leader du mouvement « Bongo Doit Partir-Modwoam » de conclure par un appel au peuple gabonais : « Je le répète donc, c’est maintenant que nous devons tous choisir nos camps, c’est maintenant que nous devons tous exprimer, par nos engagements, si nous voulons vraiment changer de président ou pas, si nous voulons vraiment changer de régime ou pas ».

Pour en savoir plus, visiter la page du discours (texte et vidéo) : http://www.bdpmodwoam.org/articles/2014/01/11/voeux-2014-retour-imminent-de-daniel-mengara-et-de-bongo-doit-partir-au-gabon/

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