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Laure Olga Gondjout, en retrait du PDG

laure-olga-gondjout-gabonLe 15 février 2014, à la faveur d’une cérémonie organisée par le militants du Parti démocratique gabonais (PDG) de la fédération 2 du 3e arrondissement de Libreville, à l’intention du député, Vincent de Paul Gondjout, l’ancienne Secrétaire générale de la présidence de la présidence de la République, Laure Olga Gondjout, a fait une apparition surprise pour annoncer qu’elle ne démissionnait pas du parti, mais qu’elle s’en mettait en retrait du fait de ses nouvelles fonctions.

Nommée le 16 janvier 2014 au poste de Médiateur de la République, Laure Olga Gondjout se plie désormais à un certain nombre de contraintes qui demandent que la personnalité occupant cette fonction se désengage des activités ou fonctions pouvant un tant soit peu altérer ou influencer son jugement objectif lors de la gestion d’une crise.

En effet, l’article 12 de la Loi n°043/2010 portant ratification de l’ordonnance n°023/PR/2010 du 12 Août 2010 portant Institution du Médiateur de la République dispose que l’exercice d’un mandat d’élu local est incompatible avec les fonctions de Médiateur de la République. Se conformant donc à cette disposition, Laure Olga Gondjout a expliqué aux militants PDG de sa circonscription politique qu’elle «n’a pas démissionné, comme on a dit du Parti démocratique gabonais. J’ai simplement du me conformer aux critères d’éligibilité pour être médiateur de la République. J’ai du donc abandonner mon mandat électif et je venais ici pour vous remercier pour le soutien que vous nous avez toujours donné en particulier pendant la campagne des élections locales. Vous m’avez apporté votre soutien, j’ai pu être élue avec quelques autres membres de ma liste et pour cela que je me devais aujourd’hui de venir, non seulement, pour vous remercier, et vous dire que je me mets en retrait. »

Jusqu’à sa nomination à la Médiature de la République, Laure Olga Gondjout était membre du bureau politique du PDG. Elle a été élu conseiller municipal à l’issue du scrutin du 14 décembre 2014. Elle ne pourra ainsi plus faire valoir cette fonction, de même que son rôle au sein de sa formation politique. L’objectif étant de faire prévaloir les critères d’impartialité et d’objectivité dans ses nouvelles fonctions.

En effet, «le Médiateur de la République assure auprès des administrations, des collectivités locales, des établissements publics et de tous autres organismes investis d’une mission de service public, les fonctions de médiation, de concertation, de protection et de promotion des droits. A ce titre, il est notamment chargé de connaitre des réclamations de toute personne physique ou morale qui s’estime lésée par le fonctionnement des services de l’Etat ; de rechercher en période de crise les solutions en vue de rétablir la paix sociale ; d’inciter l’esprit d’équité dans l’application des textes ; de contribuer à la modernisation des services publics par des propositions de simplification des procédures, de réformes de l’Administration, d’actualisation des textes et d’observation des principes et règles déontologiques du service public», expliquait, lors de l’une de ses sorties, Alain Claude Bilie By Nzé, le porte-parole de la présidence ce la République.

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