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RCA : Samba Panza en faveur des forces françaises jusqu’en 2015

guerre-RCACatherine Samba Panza, la présidente par intérim de la Centrafrique, s’est prononcée le lundi 17 février 2014 en faveur d’un maintien de la force française dans son pays jusqu’en 2015, selon des propos rapportés par Elisabeth Guigou, présidente de la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale de France, actuellement à Bangui.

La Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) a riposté à une attaque d’un convoi par des éléments armés illégaux, dans la soirée du 16 février 2014, aux environs de l’agglomération de Beloko, sur le corridor reliant la capitale Bangui à la frontière avec le Cameroun. Cette violence n’est qu’illustrative de ce qui se passe dans le reste du pays où les fractions antagonistes (Anti-Balaka, Séléka et Force armée centrafricaines) se livrent parfois à des scènes de barbarie synonyme de vengeance.

Du coup, on s’éloigne petit à petit de «l’opération rapide», visée à l’origine par la France. Catherine Samba Panza «nous a dit qu’il faut que (les soldats français de l’opération Sangaris) restent jusqu’aux élections, c’est-à-dire jusque début 2015», relève Elisabeth Guigou, députée du Part socialiste français et présidente de la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale de France, actuellement en RCA.

L’assemblée nationale centrafricaine devra se prononcer le 25 février prochain sur une prolongation, au-delà de début avril, de l’opération Sangaris, entamée le 5 décembre 2013. Jean-Yves Le Drian l’avait déjà admis le 15 décembre dernier, une prolongation du mandat français était «vraisemblable», alors que les autorités françaises tablaient à l’origine sur une mission de quatre à six mois au début de Sangaris.

La Centrafrique continue ainsi de s’enliser dans le chaos. Ce qui fait que Bangui, la capitale, est désormais sous contrôle de la force africaine Misca (5500 hommes), «l’action militaire (française) étant terminée», selon le général Francisco Soriano. Mais c’est en province que la violence se répand comme une traînée de poudre. Les pillages, les violences et règlements de compte ensanglantent particulièrement l’ouest du pays.

La famine plane également sur l’Etat enclavé de 4,5 millions d’habitants. Les quelque 1 600 militaires français présents aux côtés de la Misca, font face aux regains de haine des milices chrétiennes anti-balaka à l’égard des musulmans. Amnesty International a dénoncé ces derniers jours un nettoyage ethnique et un exil des personnes de confession musulmane vers le Cameroun ou le Tchad.

Parallèlement, les ex-rebelles de la Séléka, musulmans, continuent de terroriser des villages entiers. Face à la catastrophe, la France a décidé d’envoyer 400 soldats supplémentaires, vendredi dernier. De son côté, l’UE a assuré vouloir envoyer quelque 1000 soldats, soit 500 de plus que ce qu’elle avait prévu.

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