Idriss-Deby1

KALIMA-Jeannot idriss ngariAyant dirigé le cabinet du ministre des Travaux publics, l’actuel secrétaire général du ministère des Mines, de l’Industrie et du Tourisme, par ailleurs membre du bureau politique du PDG, a été placé sous mandat de dépôt le 29 août dernier. Il lui est reproché d’avoir touché des sommes indues dans le cadre des fêtes tournantes.

Ceux qui l’ont pratiqué le décrivent comme un personnage hautain, arrogant, qui évoquait partout sa prétendue fortune, du haut de ses grosses cylindrées et 4×4 de luxe. Il était d’autant plus sûr de lui que ses liens familiaux et politiques en faisaient un pur produit du «système», un «gâté du régime». Il ne l’aurait jamais imaginé tant ses accointances en affaires semblaient solides. Et pourtant, depuis le 29 août dernier, Jeannot Kalima est sous mandat de dépôt.

Selon le quotidien L’Union (n°11617), l’actuel secrétaire général du ministère des Mines, de l’Industrie et du Tourisme, par ailleurs membre du bureau politique du PDG pour le département de Lékabi-Lewolo, dont le chef-lieu est Ngouoni, est accusé d’avoir perçu d’importantes sommes d’argent dans le cadre des fêtes tournantes sans que cela ne soit justifié. Il lui est donc reproché son implication supposée dans le détournement de fonds publics pour un montant de 620 millions de francs. Et, bien que certaines sources parlent plutôt de 595 millions de francs, celui qui était à l’époque des faits directeur de cabinet d’Idriss Ngari, alors tout-puissant ministre des Travaux publics, de l’Equipement et de la Construction, doit répondre de ses actes et aider à faire la lumière sur son implication supposée dans cette affaire.

Récemment entendu par le procureur de la République, Sidonie-Flore Ouwé, et le juge d’instruction en charge des investigations sur les crimes économiques liés aux fêtes tournantes de la période allant de 2002 à 2008, Jeannot Kalima a donc été placé en détention préventive à la prison centrale de Libreville. Si certains estiment qu’il fait là office de sacrifice expiatoire, d’autres pensent qu’il n’est qu’une caution qui devrait servir à légitimer la mise en cause des anciens ténors du PDG passés à l’opposition. Quoi qu’il en soit, ceci n’augure rien de bon et pourrait ouvrir la voie à un grand déballage public dont l’onde choc est encore difficile à évaluer, quoi que Gabonreview.com s’y soit déjà risqué (lire Auditions sur les malversations financières : Pour une clarification préalable).

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