Logements-sociaux-Malabo2La Société nationale des logements sociaux (SNLS) vient d’annoncer l’ouverture sa première agence commerciale et la mise sur le marché de logements oscillant entre 23 à 42 millions de francs.

Le pool de promoteurs immobilier. Plus précisément (en bas), Abdelaziz Yaaqoubi, directeur général d’UGB, Paul Mapessi, directeur général de la SNLS, et Bernard Levie, directeur général adjoint de Bicig. © Gabonreview
Conformément à sa mission de faciliter l’accès aux logements décents aux Gabonais à faibles revenus, la Société nationale des logements sociaux (SNLS) a annoncé, le 11 septembre dernier à Libreville, l’ouverture de sa première agence commerciale. «Cette structure servira de point d’information à tous les Gabonais qui souhaitent acquérir une parcelle viabilisée ou un logement», a indiqué son directeur général, au cours de la conférence de presse tenue à cet effet, déclinant par la suite les offres proposées par sa structure qui, en plus de construire des logements, villas et appartements, viabilise des parcelles. On a ainsi appris que 2000 villas de 3 chambres sont en voie d’achèvement à Bikélé tandis que 650 parcelles viabilisées seront proposées en soutien à ces logements. A Avorbam, ce sont 700 appartements de 2 à 3 chambres qui seront proposés. A Port-Gentil par contre, la SNLS mettra 500 villas à disposition. Ces habitations varient de 90 à 133 m2 de surface et sont construites sur des parcelles allant de 350 à 600 m2. «Il s’agit de logements en dur, réalisés avec des matériaux usuels. Tous nos logements ont des titres fonciers et le transfert de propriété sera fait au bénéfice des acquéreurs», a assuré Paul Mapessi.

S’agissant des critères d’éligibilité, le directeur général de la SNLS a expliqué qu’il faut être de nationalité gabonaise, locataire, justifier de revenus réguliers et être éligible au crédit bancaire. Ce, d’autant plus que l’acquisition de ces produits nécessitent la mobilisation de sommes variant de 23 à 42 millions de francs pour les logements et 8,5 millions de francs pour les parcelles. Des montants justifiés par le coût de l’aménagement: «Les logements que nous construisons sont faits dans des zones non assainies. La plupart des logements ont été construits sur des zones marécageuses, qu’il fallait auparavant viabiliser. Ce qui représente un coût non négligeable», a-t-il argumenté A cela s’ajoute divers frais couvrant la construction, les honoraires du notaire dans le cadre de la cession des parcelles, ou encore les hypothèques. «Le paiement des logements et des parcelles est un règlement à échéancier qui pourra se faire en 4 étapes», a-t-il précisé, comme pour rassurer les éventuels acquéreurs.

Pour Paul Mapessi, la commercialisation de ces logements s’inscrit dans le cadre du 1er programme d’accès à la propriété, financé sur fonds propres grâce à un partenariat avec l’Union gabonaise de banque (UGB) et la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (Bicig). «Ce partenariat matérialise la réalité du logement social qui commence maintenant», a lancé Bernard Levie, directeur général adjoint de Bicig, soutenu en cela par le directeur général d’UGB, Abdelaziz Yaaqoubi, selon qui les taux des crédits immobiliers sont plafonnés à 10% sur une durée maximale de 15 ans. «Les intérêts de l’acquéreur sont supportés par la banque pendant la période de logement», a-t-il fait savoir. Pour éviter tout quiproquo, Paul Mapessi a rappelé que la SNLS n’est pas une doublure de la SNI (Société nationale immobilière) mais qu’elle vient en complément de cette dernière. «La gratuité des logements n’est pas à l’ordre à du jour. Toutefois, des offres encore plus accessibles seront mises à la disposition des Gabonais économiquement faibles, dans le cadre des 3000 logements prévus par le 2e programme d’accès à la propriété et supporté en grande partie par l’Etat», a-t-il conclu.

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