Direction générale du budget (DGB), du ministère du Budget et des Comptes publics
Direction générale du budget (DGB), du ministère du Budget et des Comptes publics
Par rapport à 2014, le prochain budget devrait connaître une hausse de 7,89%.

Annoncée, mise en en débat depuis plusieurs années, la budgétisation par objectifs de programme va-t-elle enfin devenir une réalité ? Au regard du contenu du dernier communiqué final du Conseil des ministres, tout porte à le penser. Réuni le 10 octobre à Libreville, le gouvernement a adopté le projet de loi de finances, exercice 2015. Ce projet de texte consacre la mise en place effective de la budgétisation par objectifs de programme (BOP) comme nouveau mode de gestion des finances publiques. Une évolution qui consacre «l’affectation des crédits aux politiques publiques déclinées en missions, programmes et actions (MPA) en lieu et place des entités administratives comme précédemment». «La budgétisation par objectifs de programme permet de traiter et de présenter les opérations financières de l’Etat en distinguant les opérations purement budgétaires des opérations de trésorerie et de financement», explique l’exécutif

Censé tenir compte de la nécessité de maitriser les dépenses courantes, le projet de loi de finances 2015 entend poursuivre l’assainissement des finances publiques, notamment à travers des audits. Pour l’année 2015, les estimations du cadrage macroéconomique affichent des opérations financières prévisionnelles équilibrées à 3188,7 milliards de francs contre 2954,6 milliards en 2014, soit une hausse de 234,1 milliards de francs. Arrêtées en équilibre à 2644,3 milliards de francs, les opérations budgétaires connaissent une progression de 5,1% par rapport à 2014. «Les dépenses de fonctionnement, comprenant les dépenses de rémunération, les biens et services et les dépenses de transfert, (…) évaluées à 1643,7 milliards de francs et enregistrent une hausse de 306,8 milliards de francs. Les dépenses d’investissement, quant à elles, se caractérisent par un relèvement de 66,4 milliards de francs pour se situer à 693,5 milliards dont 256,9 milliards au titre des projets bénéficiant de financements extérieurs». En résumé, si le fonctionnement représente51,54% du budget global, l’investissement se situe à22%.

A en croire le gouvernement, l’accroissement des dépenses d’investissement est essentiellement lié à la volonté de développer les infrastructures et s’attaquer aux questions sociales, notamment celles relatives à la lutte contre la pauvreté. Les transports, l’énergie et l’eau, la diversification de l’économie, le renforcement des systèmes éducatif et de santé, la construction de logements sociaux, les filets de protection sociale et les activités génératrices de revenus figurent au nombre des priorités budgétaires.

Aussi, les opérations de trésorerie et de financement hors prêts et avances, en baisse de 341,3 milliards de francs, font apparaître un niveau de charges de 586,2 milliards de francs contre 927,5 milliards de francs en 2014. Au regard de l’évolution des ressources propres de l’Etat, «il a été décidé de mettre en place en 2015, un système de rationalisation de certaines dépenses de fonctionnement de l’administration, en vue de dégager des économies sans compromettre les résultats attendus de l’action publique», conclut le gouvernement.

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