harcelement_femmes_jambesVictime de harcèlement sexuel, Mme BM, de nationalité gabonaise, travaillant à l’époque au ministère gabonais du Commerce, a quitté Libreville en 1998 pour venir vivre en France, loin de son directeur qui commençait quasiment à détruire sa carrière professionnelle.

« Ce qui intéressait mon directeur quand je travaillais encore au Gabon, ce n’était même pas mon travail pour lequel j’étais payée chaque fin du mois, mais plutôt ce que j’ai au-dessous de mon nombril. Face à mon refus, il m’a coupé le salaire avant de placer une autre femme qui avait fait sa volonté dans mon bureau », nous a confié Mme BM.

La victime qui voulait porter plainte contre son patron pour harcèlement sexuel abusif au travail a été persuadée par ses collègues de service de surseoir la procédure.

« C’est le système, il fonctionne de cette manière et tu seras vraiment ridicule si tu portes plainte. Il faut le servir un peu comme les autres et il va te laisser tranquille et rétablir ton salaire après », a ajouté Mme BM qui a jeté son dévolu pour la France.

« Entre céder mon corps à un directeur insatiable et partir, j’ai opté pour le départ malgré l’intervention du ministre Martin Fidèle Maniaga qui avait décidé qu’on rétablisse mon salaire », a conclu l’exilée sexuelle.

Mme BM, 16 ans après, brise enfin le silence pour exiger davantage la protection des femmes face à ce phénomène de harcèlement sexuel au travail.

On rappelle que le gouvernement gabonais a adopté récemment un projet de lois incluant le délit de harcèlement sexuel au travail dans le code pénal, un texte qui vise notamment la protection et l’épanouissement de la femme gabonaise ainsi que la préservation de sa dignité.

Jacques Jarele SIKA

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