Le siège Gabon Telecom, lors d’une fête de  fin d’année en 2013. © D.R.
Le siège Gabon Telecom, lors d’une fête de fin d’année en 2013. © D.R.
Le personnel de Gabon Télécom, filiale de Maroc Télécom a cessé le travail. Il exige de la direction le paiement des primes réclamées et l’augmentation de la prime de logement. Le personnel menace de couper les lignes téléphoniques et Internet.

Rien ne va plus au sein de Gabon Télécom. Une partie du personnel est en grève. Les grévistes revendiquent le respect des accords signés entre Maroc Télécom et les travailleurs à la suite de la privatisation en 2007. Cette année-là, Maroc Télécom rachète Gabon Télécom puis la fait fusionner avec la filiale Libertis. Gabon Télécom est alors divisée en deux : entre la maison mère qui s’occupe du téléphone fixe et d’internet, et une filiale qui gère la téléphonie mobile.

D’après les grévistes, 1 200 employés avaient été licenciés. L’opérateur télécom n’avait gardé que près de 500 travailleurs sur lesquels s’est repartie la masse de travail qu’accomplissaient les 1 700 employés de base. Sept ans plus tard, les salariés de Gabon Télécom souhaitent percevoir une prime de cumul de charge due à la réduction d’effectif et à la masse de travail qui a augmenté. Selon les grévistes, chaque employé de Gabon Telecom devait percevoir un million de FCFA par mois.

Ils souhaitent également percevoir le même salaire que les employés de la filiale Libertis. « Nous demandons qu’on harmonise les salaires et nous demandons qu’on paie la prime relative à cette mutualisation », explique Martin Essono, secrétaire général du Sinatel.

En attendant que Maroc Télécom réponde à leurs revendications, le personnel poursuit sa grève, ce qui paralyse le servie de télécommunications du pays.

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