pcfSe disant préoccupés par la situation sociopolitique et économique au Gabon, deux partis politiques français ont rompu le silence le 21 décembre 2014 et invitent leur gouvernement à agir pour empêcher les violences et permettre la libre expression de l’opposition et de la société civile.

S’ils pensaient être encore seuls dans leur combat pour l’instauration de l’alternance au Gabon, les membres de l’opposition et de la société civile gabonaise savent désormais qu’ils sont suivis. En effet, ils ne cessent de recevoir des messages d’encouragement venant de l’extérieur. Après l’émeute du 20 décembre dernier à Rio, deux partis politiques français ont manifesté à tour de rôle sur leur site internet, leur total soutien aux acteurs gabonais luttant pour la démocratie.

Inquiets quant à la situation politique, sociale et le climat délétère actuel au Gabon mais également devant les méthodes du régime gabonais, le Parti communiste français (PCF) et son confrère de la Gauche estiment que le Gabon est à la «croisée des chemins» et que «l’heure de la démocratie doit sonner». «Le mécontentement s’étend au Gabon. Malgré la répression, les manœuvres et les intimidations, une grande partie de la population exprime de plus en plus ouvertement son ras-le-bol face au régime autocratique d’Ali Bongo. Un mois et demi après la chute de Blaise Compaoré au Burkina Faso, la fébrilité est de mise pour le gouvernement gabonais confronté à une grave crise politique. Les arrestations se multiplient, des étudiants sont enlevés, les médias sont tenus d’une main de fer», souligne le PCF, corroboré par le Parti de Gauche sous la plume de David Chinaud, de la commission Afrique. «Cette violence est inacceptable! Le PG avait interpellé l’ambassade du Gabon à Paris et l’ambassade de France à Libreville quant au risque d’embrasement qu’induisaient les provocations du pouvoir gabonais».

«Le Parti de Gauche appelle le gouvernement français à faire pression sur Ali Ben Bongo afin que les droits humains les plus élémentaires soient respectés au Gabon et que le peuple gabonais puisse prendre son destin en main en tournant la page d’un système dynastique hors d’âge» conclu le communiqué.

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