paris_climatLe ministre français des Affaires étrangères et du développement international Laurent Fabius, a en sa qualité de président de la 21ème Conférence sur le Climat de Paris (COP21) prévue au mois de décembre, et le secrétaire d’Etat français au développement et à la Francophonie, Madame Annick Girardin, ont ce mercredi dans une déclaration, salué la contribution du Gabon en prélude à cette grande rencontre.

« Nous saluons la publication par le Gabon de sa contribution en vue de la COP21, la première contribution d’un pays africain », indique le texte dont l’AGP a obtenue copie.

« Cette contribution fixe notamment un objectif de limitation de la croissance des émissions de gaz à effet de serre pour 2025 par rapport à leur niveau de 2010. Le Gabon s’engage ainsi à réduire d’au moins 50% ses émissions par rapport à l’évolution prévue en cas de politique inchangée » poursuit le texte.

« Nous saluons par ailleurs le fait que cette contribution prévoit la possibilité de définir d’ici à la COP21 des objectifs additionnels pour 2030, voire 2050. Cette perspective de long terme est importante pour que la Conférence de Paris amorce une transition vers une économie mondiale sobre en carbone et plus résistante aux impacts du dérèglement climatique », se réjouissent les membres du gouvernement français.

A huit mois de la 21ème Conférence des Parties de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 21), prévue du 30 novembre au 11 décembre 2015, à Paris, le Gabon est le premier pays africain à avoir soumis son nouveau plan d’action climat à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Cette contribution prévue et déterminée au niveau national (INDC) a été présentée à l’avance d’un nouvel accord climatique universel qui devra être adopté par les gouvernements lors de la conférence climatique de l’ONU à Paris en décembre.

“J’apprécie énormément l’initiative du Gabon et salue cette première contribution d’une nation africaine”, a déclaré Christiana Figueres, Secrétaire exécutive de la CCNUCC.

35 pays Parties à la CCNUCC dont le Gabon ont formellement présenté leurs INDC. Il s’agit notamment de tous les pays de l’Union européenne, le Mexique, la Norvège, la Suisse, la Russie et les États-Unis.

La COP21 est la Conférence des Parties ayant signé la Convention Cadre des Nations Unies contre le Changement Climatique. Les parties regroupent 195 Etats engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique. La CCNUCC reprend les principes du protocole de Kyoto de 1997, de la déclaration du Sommet de la Terre de 1992 et enfin de l’Agenda 21.

L’enjeu est de taille puisqu’il marquera une étape décisive dans la négociation du futur accord mondial sur le climat qui entrera en vigueur en 2020. L’objectif : que toute la communauté internationale, pays développés comme pays en développement soient engagés par un accord universel juridiquement contraignant sur le climat afin de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C.

Selon le gouvernement français qui prépare cette conférence, en coordination étroite avec les présidences des conférences actuelles et à venir (la Pologne pour celle de 2013 et le Pérou en 2014), « l’accord devra en effet mettre en œuvre un changement de paradigme, prenant en compte le ‘‘défi climatique’’ non comme un nécessaire ‘‘partage du fardeau’’ des émissions, mais également comme une opportunité de créations d’emplois et de richesses, d’invention de nouveaux modes de production et de consommation. »

Le nouvel accord de Paris entrera en vigueur en 2020.

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