Le siège Gabon Telecom, lors d’une fête de  fin d’année en 2013. © D.R.
Le siège Gabon Telecom, lors d’une fête de fin d’année en 2013. © D.R.
Gabon Télécom, le plus gros fournisseur en connexion internet du pays fait l’objet de plusieurs actes de vandalisme sur ses installations techniques. En l’espace d’un mois, l’entreprise a enregistré deux sabotages qui ont sérieusement perturbé les services liés à ce moyen de communication. Une situation qui suscite plusieurs interrogations autour des retombés de ces manoeuvres.

Cela apparaît évident que ces sabotages à répétition n’arrangent guère tous les commerces qui utilisent ce moyen de communication de point. Seulement voilà, on aura aussi du mal à comprendre que ces perturbations sont à mettre à l’actif du hasard. En effet, comment comprendre qu’en l’espace de moins d’un mois, on en arrive à dénombrer des désagréments aussi importants sur le trafic internet? Si le coupable reste à identifier, toujours est-il que ceux qui se frottent les mains en pareille situation sont les prestataires de Gabon Télécom.

Le 9 mars dernier, ils ont commis des réparations sur le précédent sabotage qui a, comme celui du 3 avril dernier coupé les abonnés Gabon Télécom-Libertis du reste du monde pendant plus de 48 heures. Si on garde à l’esprit que le prestataire est payé au service rendu, cela d’autant plus que pour le cas échéant il s’agit de dizaines de millions de franc, pourquoi ne pas croire que ceux de cette entreprise devraient aussi être entendus dans cette affaire. Aucune piste n’est à exclure dans cet acte qui deviendra si on ne fait rien, une mauvaise habitude.

Aussi bien que certaines indiscrétions pointent du doigt les agents de cette entreprise membres du Syndicat National des Télécommunications (SYNATEL) en grève qui ne se sont d’ailleurs jamais reconnus dans cette déchéance, il devrait en être de même pour ces prestataires qui évidemment ne voient aucun mal à intervenir sur les sites touchés, tant que la facture est réglée.

Tout ce que les usagers peuvent souhaiter aujourd’hui, c’est que les points d’accès à la fibre optique du câble sous-marin “Sat3” au niveau du pont de Jeanne Ebori, et à Nkolongoum soient rétablis au plus vite. Et que cela fasse désormais partie du passé.

Dorian Ondo

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