Dr. Daniel Mengara, Président du mouvement "Bongo Doit Partir-Modwoam"
Dr. Daniel Mengara, Président du mouvement “Bongo Doit Partir-Modwoam”

Monsieur le Ministre,

C’est avec grand étonnement, je dirais même une sidération mêlée d’un fort sentiment de honte pour vous-même, votre famille et le régime criminel que vous servez, que j’ai lu le communiqué par lequel vous, Monsieur Ernest Mpouho Epigat, Ministre de la Défense Nationale du Gabon, proclamiez, je dis bien PROCLAMIEZ, qu’au Gabon nul n’a le droit d’être inhumé et, donc, mis en terre, couvert du drapeau national.

A ce propos, je dirai au très « savant » Ministre de la Défense Nationale que vous êtes que votre propos est le plus insensé qu’il m’ait été donné d’entendre de la part d’un homme disant défendre les intérêts de la République. De quelle République parlez-vous, Monsieur le Ministre ? De celle, génocidaire et piètre des Bongo Ondimba et autres Accrombessi accrochés au pouvoir depuis près de 50 ans comme des vandales, ou de celle des Gabonais qui, eux, depuis bientôt 50 ans, souffrent dans leurs corps et dans leurs âmes des meurtrissures et indignités leur infligées en toute impunité par votre régime ? Il me semble ici, Monsieur le Ministre, que c’est vous qui déshonorez la République.

Vous déshonorez la République lorsque vous vous répandez en conjectures sans bases juridiques pour dire, d’une part, qu’il existe au Gabon une « journée du drapeau » invitant « chaque citoyen à s’approprier et à magnifier ce symbole de la République » et, d’autre part, qu’il y a des précédents : vous citez ainsi, à titre d’exemples, « les défunts présidents Léon Mba et Omar Bongo Ondimba pourtant décédés en fonction » et qui, selon vous, « n’ont pas été inhumés avec le drapeau national ». Mais qu’est-ce que cela doit bien pouvoir FOUTRE aux Gabonais, Monsieur le Ministre, que ces traîtres de la République que vous citez eussent été inhumés avec ou sans drapeau national? En quoi cela doit-il empiéter sur le droit des autres Gabonais de faire autrement ? Et en quoi ces précédents doivent-ils, comme par enchantement, se muer en loi qui interdirait aux Gabonais qui, eux, s’en sentent l’envie, d’honorer leurs morts ou leur propre dépouille mortuaire avec ce drapeau propriété individuelle et collective de tous ?

Pire : n’aurait-il pas fallu, pour que votre diatribe ait pu porter un certain poids, Monsieur le Ministre, que vous citiez, au minimum, la loi en vigueur au Gabon qui interdirait aux citoyens d’être portés en terre couverts du drapeau national ? Il me semble évident, Monsieur le Ministre, que, du point de vue du droit, vous errez quand vous tenez de tels propos. En fait, vous oubliez un point fondamental à la base de toutes les lois : les précédents ne font pas loi. Il ne vous appartient donc pas de FABRIQUER, comme le fait habituellement votre compère Ministre de l’Intérieur, des lois qui n’existent que dans vos cerveaux. Cela s’appelle de l’ARBITRAIRE. Et les Gabonais qui ont bravé vos interdits pour aller accueillir en masse le corps de Mba Obame vous ont montré qu’ils n’obéiront plus à vos arbitraires.

Au final, je me dois de conclure qu’il existe dans vos propos une grave confusion des genres, Monsieur le Ministre. Dans la majorité des pays du monde, il existe, certes, des lois contre l’outrage au drapeau national. Mais l’outrage au drapeau, lorsqu’il est pénalement réprimé, obéit à des contours très précis et concerne, surtout, des actes assez clairement définis comme brûler, sur la place publique, le drapeau, uriner ou déféquer dessus, le déchirer ou se livrer à sa destruction, etc. Tous les pays n’ont cependant pas la même conception de la liberté d’expression : en France par exemple, l’outrage au drapeau national est réprimé, mais, aux Etats-Unis, ce n’est pas le cas : brûler ou faire outrage au drapeau américain en terre américaine est considéré aux Etats-Unis comme un acte de libre expression politique et, du coup, se retrouve être un droit protégé par le Premier Amendement de leur constitution. Autrement dit, donc, quelle que soit la perspective adoptée par les pays qui répriment l’outrage au drapeau national, aucun des actes visés ne concerne l’inhumation. Bien au contraire, se faire inhumer avec le drapeau national est, en réalité, un acte qui, dans la très grande majorité des pays, élève et honore le drapeau, donc un acte par lequel le citoyen participe de cet esprit justement voulu par la « journée du drapeau » au Gabon, une journée qui, comme vous le dites si bien, invite « chaque citoyen à s’approprier et à magnifier ce symbole de la République » à sa manière.

Monsieur le Ministre, dans un régime Mengara, vous auriez été immédiatement viré du gouvernement car, en tant que Ministre de la Défense Nationale, vous déshonorez le poste que vous occupez, un poste pourtant construit autour du besoin d’affirmer la souveraineté nationale au nom du peuple gabonais. Au cas où vous l’auriez oublié, la République, c’est bel et bien chacun des citoyens gabonais que vous remettez en cause dans vos proclamations sans foi ni loi.

Monsieur le Ministre : Dans le Gabon débarrassé des Bongo Ondimba que nous préparons, tous les Gabonais auront le droit d’être inhumés avec le drapeau national gabonais s’ils le veulent. Et tous les Gabonais auront enfin aussi le droit de respirer librement jusqu’à l’air que vous semblez désormais leur interdire de respirer sans votre autorisation.

Fait le 8 mai 2015 à Montclair, Etats-Unis d’Amérique

Dr. Daniel Mengara
Président, mouvement « Bongo Doit Partir-Modwoam »
P.O. Box 3216 TCB
West Orange, New Jersey 07052, USA
Tél. : (00) (1) 973-447-9763
Site : http://www.bdpmodwoam.org

1 COMMENTAIRE

  1. Un ignare cette chose de pouhot c’est une perte de temps. Posons des actes pour les ddélogés de notre très cher pays. Le Gabon est notre héritage. Nous devrions allé jusqu’au bout. Ali avec sa bande de voyou dégagé.

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