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Retombées de la manifestation de Nantes : La crédibilité de Pierre Péan en jeu?

Manifestants gabonais à Nantes le 5 juin 2015.
Manifestants gabonais à Nantes le 5 juin 2015.
Y aurait-il un éventuel bras de fer entre le journaliste français Pierre Péan et le Service Central d’Etat Civil de Nantes sur la polémique née de la filiation d’Ali Bongo? Le document que va produire très prochainement cette administration de Nantes, s’il existe, va-t-il remettre en cause la crédibilité d’un aussi grand journaliste français plein d’expérience?

La vérité va se savoir, éminemment, lors de ce rendez-vous pris cette fin de semaine par le Mouvement des Femmes accompagnées du Dr. Daniel Mengara, Désiré Ename et d’autres compatriotes avec le Service Central d’Etat Civil de Nantes en France.

Dans son dernier livre, Pierre Péan affirme qu’Ali Bongo serait un enfant nigérian adopté par Omar Bongo pendant la guerre du Biafra. Et que cette adoption était un piège politique tendu par Foccart et l’ex-ambassadeur de France Maurice Delauney, dont le but était d’impliquer davantage le nouveau président gabonais dans la guerre du Biafra (1967 – 1968). Par conséquent, l’évidence dans cette affaire de filiation serait l’incontestabilité de la falsification de l’acte de naissance qu’Ali Bongo a produit lors de sa candidature à l’élection présidentielle de 2009.

Péan argue que deux éléments, parmi tant d’autres, relèvent totalement du faux, à savoir:

1) Si véritablement Ali Bongo est né en 1959 à Brazzaville, son acte de naissance devrait avoir comme entête “AEF (Afrique équatoriale française)” car Brazzaville en était, justement la capitale, en lieu et place de la Mairie du troisième arrondissement avec comme entête “République Gabonaise.”

2) Le nom porté sur le faux acte de naissance est Ali Bongo Ondimba alors que tous les Gabonais savent bien qu’il portait un nom chrétien Alain Bernard Bongo.

Si l’on en croit donc Péan, il ne devrait logiquement sortir de Nantes aucun document attestant de la naissance d’Alain Bongo à Brazzaville le 9 février 1959. Cela voudrait dire que les Gabonais devraient se préparer à une seule possibilité : il n’y a pas d’acte de naissance d’Ali Bongo à Nantes. La crédibilité de Pierre Péan est donc elle aussi engagée dans cette affaire. Si l’acte de naissance d’Ali Bongo sort de Nantes, c’est que Pierre Péan a menti au peuple gabonais car nous osons croire qu’un journaliste de sa trempe ne peut se permettre d’affirmer des choses sans avoir enquêté auprès des services d’état civil de Nantes.

Les grandes questions importantes, par conséquent, sont: que Péan ait menti ou pas, devant l’évidence d’usage de faux qui ne fait plus aucun doute, le peuple gabonais va-t-il encore laisser échapper cet enjeu incontournable de haute trahison? Les Gabonais sont-ils suffisamment prêts pour en découdre définitivement avec ce groupe de délinquants de la république que sont les Bongo Ondimba?

C’est en réponse à ces questions pertinentes que le mouvement des Gabonais politiquement engagés de l’Amérique du Nord a proposé au peuple gabonais, dans ses résolutions du 21 février 2015, le projet d’Assemblée constituante dont le but est la rupture totale d’avec le système Bongo-PDG et la destitution d’Ali Bongo Ondimba par le peuple gabonais.
Embrassons ce projet d’Assemblée constituante, car c’est la seule manière d’en finir, radicalement.

Henri Omva Minko
Coordonnateur, Plateforme Citoyenne
Membre du mouvement des Gabonais politiquement engagés en Amérique du Nord

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