Le président Ali Bongo, lors de son allocution du 29 janvier à Libreville. ©Cocom
Le président Ali Bongo, lors de son allocution du 29 janvier à Libreville. ©Cocom
Sa sortie de garde à vue s’est faite comme son interpellation…à l’abri des caméras de télévision…

Son arrestation a eu lieu dans un salon VIP de l’aéroport de Roissy où Maixent Accrombessi attendait son avion pour Libreville.
Selon des sources proches du dossier, durant sa garde à vue, Maixent Accrombessi aurait tenté de faire jouer son immunité diplomatique mais il n’était apparemment pas en mission pour le gouvernement et ne pouvait s’en prévaloir.

Le gouvernement du Gabon a déclaré qu’il était en mission officielle.

Reste que cette garde à vue a duré bien moins longtemps que les 48h prévues par la loi.

Selon cette source, si les enquêteurs français l’ont entendu, c’est parce qu’ils se demandent si Maixent Accrombessi a été corrompu par une entreprise française pour bénéficier d’un contrat avec le Gabon.

Une enquête préliminaire avait été ouverte par le parquet de paris.

L’entreprise Marck, spécialisée dans la confection d’uniformes, a passé il y a 10 ans un contrat de 7 millions d’euros avec le ministère gabonnais de l’Intérieur.

Mais en marge de ce contrat, des virements suspects auraient été effectués vers deux comptes monégasques dont l’un appartiendrait à une société de Maixent Accrombessi.

Le total de ces virements qui pourrait s’apparenter à des dessous de tables dépasserait les 2 millions d’Euros.

Selon des journaux français, l’entreprise Mark avait été perquisitionné dans le cadre d’une autre affaire en juin dernier et des documents mettant en cause l’homme très proche de Ali Bongo auraient été saisis

La presse rappelle également que Maixent Accrombessi, homme de l’ombre très influent au Gabon, ressortissant du Bénin, est doté d’un carnet d’adresses important en France, ainsi qu’en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale.

Charles Mayard depuis Paris

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