Le Dr. Daniel Mengara à la Chambre de Commerce de Commerce de Libreville le 14 août 2015

La question relative au candidat unique mérite un urgent débat intellectuel car il existe actuellement, hélas, dans le discours politique gabonais, une dangereuse confusion savamment  entretenue par les tenants de l’approche électoraliste à tout prix: celle qui consiste à faire croire aux Gabonais que « candidat unique du Front Uni de l’Opposition pour l’Alternance » (FUOPA) veut dire la même chose que « candidat unique de l’opposition » et qu’il faut donc adouber ce « candidat unique du Front » parce qu’il serait, dès lors, le « candidat unique de toute l’opposition gabonaise ». Rien ne peut être plus erroné. C’est même là une approche dangereuse qui, paradoxalement, compromet la réussite même du projet électoraliste puisqu’elle a tendance à engendrer la controverse, donc la confusion, au lieu de l’atténuer.

Il est cependant clair que cette confusion est moins la faute du Front ou de l’Union Nationale, dont les positions officielles, comme les miennes, sont claires quant au besoin de satisfaire des préalables avant toute nouvelle élection au Gabon, que des électoralistes et apprentis-sorciers qui utilisent actuellement leur appartenance au Front pour non seulement semer le trouble et la zizanie de l’intérieur, mais aussi faire croire aux Gabonais qu’être ce fameux “candidat unique du Front” veut dire la même chose qu’être “candidat unique de l’opposition”, et ce avant même que le Front ou l’Union Nationale n’aient officiellement lancé ce débat.

Voilà pourquoi il nous faut être clairs : Le Front ne se confond pas avec l’opposition gabonaise dans son entièreté. L’accord qui existe dans le FUOPA aujourd’hui ne concerne que les parties signataires de l’accord portant création du FUOPA. Dès lors que leur accord contiendrait, comme c’est le cas, une clause de candidature unique, il leur est naturel, certainement, de pouvoir, à un moment ou à un autre, désigner ce candidat du FUOPA. Mais dans ce contexte, il aurait été plus simple, pour s’épargner la tautologie, d’appeler cette personne « candidat du Front » plutôt que « candidat unique du Front » : il est sémantiquement, logiquement et structurellement IMPOSSIBLE pour le Front d’avoir, officiellement, plusieurs candidats du Front.

Mais le candidat du Front n’est pas à confondre avec le candidat unique de l’opposition. Et c’est ce constat qui doit nous mener au réalisme le plus froid, et nous ramener sur la terre des vaches et des patates.

En d’autres termes, le Front est ce qu’on appelle en politique une « coalition », coalition construite autour des rapprochements entre personnes et regroupements politiques ayant choisi de faire chemin ensemble. Dans ce contexte, leur accord ne concerne qu’une partie de l’élite politique nationale et, partant, la partie du peuple gabonais qui se retrouve dans la vision vendue par le Front. Surtout que, même si par miracle les chantres de l’électoralisme béât réussissaient à gagner d’hypothétiques “primaires” au sein du Front, force est de reconnaître que, tout de suite après, il faudrait recommencer le même processus au sens plus large de toute l’opposition, ce qui n’est pas donné. Un vrai travail de titan, donc, voué, comme je le démontre ci-dessous, à un échec incontournable.

Par conséquent, reconnaissons d’ores et déjà cette réalité toute simple: au-delà du Front, il existera bel et bien, et tout naturellement, qu’on le veuille ou pas, d’autres coalitions, telles l’ACR, l’UFA, l’UFC, l’Alliance Patriotique de Raymond Ndong Sima, et bien d’autres, qui pourraient présenter des candidats. Et c’est de bonne guerre puisque l’opposition n’est pas monolithique. Sans oublier les potentielles candidatures indépendantes qui ne manqueront pas de surgir. Ne pas appartenir au Front ne devrait donc jamais jeter l’anathème sur ceux qui, en dehors du Front, voudraient aussi, comme le Front, désigner leurs candidats. Et ceux qui, en dehors du Front, désigneront leurs candidats ne devraient jamais, non plus, jeter l’anathème sur le Front pour s’être organisé pour une candidature du Front. C’est là la première règle de la démocratie: respecter le droit de tous les citoyens à solliciter les suffrages du Peuple est une obligation; cette obligation interdit à ceux qui ont un champion de taire le droit à la candidature des autres sous prétexte que leur champion aurait le plus d’argent et le plus gros carnet d’adresses. Hillary Clinton en 2008 avait bel et bien le plus gros carnet d’adresses et le plus d’argent, mais cela n’empêcha pas un parfait inconnu comme Barack Obama de venir la coiffer au poteau et gagner de manière inattendue une élection que tout le monde croyait acquise et gagnée d’avance pour Hillary Clinton. Au Gabon, Casimir Oyé Mba, sur le papier, était pressenti à tous les niveaux–national comme international–comme celui qui avait le plus gros carnet d’adresses, donc le plus de chance de gagner, mais cela n’empêcha pas l’homme le plus honni de la République qu’était Mba Obame à l’époque de venir le coiffer au poteau et s’ériger comme le nouveau leader chouchou de l’opposition. C’est dire que, en politique, il n’y a ni déterminisme ni de prédétermination.

Dans le contexte du débat qui nous préoccupe actuellement au Gabon, personne ne peut, avant le vote, se targuer d’être le candidat du peuple. Ceci parce que les coalitions politiques existantes ne peuvent, techniquement et en toute logique, représenter qu’une portion du peuple gabonais et pas l’ensemble. Il y aura donc forcément ceux des Gabonais qui ne se retrouveront dans aucune de ces coalitions en lice et qui, naturellement, resteront jusqu’au bout des « apatrides » politiques, donc des Gabonais libres pouvant jeter leur dévolu sur n’importe lequel des candidats en lice en fonction de son offre politique. Et il y en a aussi qui resteront à la maison ou s’abstiendront, tout simplement parce qu’ils n’auront pas trouvé leur compte dans les offres politiques existantes. Ceci est la première réalité qu’il faut, pour les besoins de la clarification, traduire dans le discours politique en direction des masses, pour justement leur éviter la confusion. A moins que ce ne soit là le but visé.

Mais la réalité politique gabonaise nous permet-elle vraiment, à onze mois des élections, de nous perdre, déjà, dans ces débats électoralistes sur la candidature unique alors même que la voie de la victoire par les urnes est fermée, j’allais dire, interdite à l’opposition ?

Car il nous faut également, dans un second temps, être réalistes : il n’y aura JAMAIS, au Gabon, de CANDIDAT UNIQUE DE l’OPPOSITION dans le contexte actuel de nos institutions, institutions que nous savons construites autour du principe d’une élection à un tour. Ceci pour cinq raisons principales :

1) La première raison est celle qui découle de la dynamique naturelle des sociétés humaines : il est impossible, au Gabon comme ailleurs, d’obtenir une pensée unique des peuples qui accordât tout le monde autour du besoin de n’avoir qu’un seul candidat de l’opposition. Du moins pas de la manière artificielle que l’on nous propose actuellement au Gabon. C’est tout simplement IMPOSSIBLE. Aucune société ne fonctionne de la sorte. La réalité de la psychologie et de la sociologie des sociétés humaines, qui est le fondement même des tendances naturelles vers la démocratie, donc de la diversité d’opinion, est qu’il y aura forcément différentiation dans la manière de penser le Gabon, ce qui naturellement ne manquera pas de conduire à la divergence des approches politiques. Vouloir faire croire qu’il est possible, comme dans un parti ou un système de parti unique, d’accorder une société entière sur une SEULE vision du monde est une illusion, voire une approche mythomane qui ne peut être bonne pour le Gabon. Sauf si, quelque part, les séquelles mentales du bongoïsme demeurent encore trop ancrées dans la pensée politique de ceux qui, peut-être, n’ont pas encore réussi leur affranchissement d’avec les méthodes et pensées bongoïste aujourd’hui décriées.

La seule manière, donc, de contourner cette réalité est d’abord de s’y adapter, puis ensuite de comprendre que l’offre diversifiée en politique n’est jamais le problème : le vrai problème relève de la crédibilité des acteurs. Là où il y a déficit de crédibilité, on s’efforce de CONCOCTER des méthodes de pensée unique visant à embarquer tout le monde de force dans des processus peu crédibles, dont certains, dans bien des cas, sont voués à l’échec parce que trop cousus d’artifices. C’est cette tendance à la pensée unique qui fait que quand certains, alertes de pensée, se détournent de ces concoctions artificielles, les tenants de la pensée unique au sein de l’opposition les affublent du qualificatifs de « traitres » ou de « diviseurs » travaillant pour le pouvoir. Mais nous savons tous que c’est là une fuite en avant totale.

2) La deuxième raison est qu’il existe un autre paramètre que l’on oublie souvent de citer : Même si, par on ne sait quel miracle, l’opposition gabonaise arrivait, dans son ensemble, à se doter d’un candidat unique, le régime des Bongo se fabriquera forcément des candidats. Autrement dit, parmi la panoplie de candidats qui vont se déclarer, il y en aura certains, d’un poids politique non négligeable, qui seront créés, puis financés et positionnés, par le régime pour donner l’illusion d’une compétition électorale digne de ce nom. Au final, cette stratégie nullifiera toute stratégie de candidature unique de l’opposition, enlevant donc aux tenants de cette approche leur principal argument. Parce qu’on ne peut imaginer les Bongo-PDG n’utilisant point cette méthode déjà bien rôdée, il est facile de conclure à l’IMPOSSIBILITÉ d’une candidature unique de l’opposition. Le Front aura donc beau aligner un “candidat unique” du Front que cela n’empêchera pas, cependant, d’autres candidatures au sein de l’opposition, rendant donc illusoire toute idée de candidature unique de l’opposition puisque le “candidat unique” du Front aura forcément en face de lui des candidats indépendants ou des candidats issus d’autres coalitions. Une opposition qui baserait donc toute sa stratégie sur l’idée d’un candidat unique brasse donc, quelque part, de l’air. C’est une utopie.

3) La troisième tient de la nature artificielle des coalitions gabonaises. Les coalitions gabonaises sont souvent construites sur un modèle trop élitiste basé sur des accords concoctés, non pas sur l’action ou les enjeux de terrain, mais dans les bureaux. Dans ces contextes de « salons de velours », tous les signataires sont naturellement égaux dans la coalition et, du coup, finissent par peser le même poids. Autrement dit, dans ce type de coalitions, les individus ont le même poids dans la prise de décision que les responsables de partis politiques. Ces concoctions artificielles ont ainsi tendance à créer l’immobilisme car, dès lors que tout le monde jouirait du pouvoir de véto, rien de constructif ne peut arriver puisqu’un seul individu est capable, de par son véto, de bloquer la dynamique de l’ensemble. Et comme ces élites ont toutes des ambitions politiques, cela finit toujours par bloquer lorsqu’il s’agit de décider du port du flambeau: puisque tous veulent plus ou moins être candidats, le résultat finit toujours par mener à la dislocation de la coalition.

Cette approche élitiste bien gabonaise est très différente de celle utilisée ailleurs dans d’autres pays. Dans d’autres pays, les coalitions ne se construisent jamais sur la force des individus, mais sur la force des enjeux, et c’est dans la lutte pour ces enjeux que se distinguent, par la pratique, les leaders autour desquels les partenaires agissants se coalisent. Dans le cas du Gabon, un enjeu serait par exemple d’accorder toute l’opposition sur la nécessité de la destitution d’Ali Bongo et du retour du deuxième tour avant l’élection de 2016. Comme on peut facilement le voir, un tel enjeu ne place aucun poids sur les individus. Il concentre plutôt les énergies sur l’objectif commun. Ce qui n’empêche pas que, plus tard, une fois l’objectif commun réalisé, l’on puisse revenir aux individus, notamment quand ces individus se sont distingués par leur leadership dans la réalisation des objectifs communs. Mais là encore, au Gabon, nous nous trompons souvent de méthode en concoctant ces accords dans les bureaux sans une idée suffisamment objective du poids politique, donc sociologique, des individus. On se contente de décider, avant tout combat, que c’est tel ou tel qui est le leader de l’opposition ou est le plus capable, même quand il n’y a eu aucune élection pour en décider.

Or, cette base objective ne peut s’établir que quand on a vu TOUS les candidats à l’œuvre sur le terrain. Voir tous les candidats à l’œuvre c’est d’abord leur permettre à tous de livrer leur message aux Gabonais et de voir l’engouement autour de chacun. Or, on ne peut objectivement se faire une idée de l’engouement autour des candidats à onze mois d’une élection. L’idée de désigner un candidat unique onze mois avant une élection est donc une approche politiquement suicidaire, voire dangereuse ; elle prive aussi les Gabonais du débat politique qui lui permettrait de se faire une meilleure idée des offres politiques et des visions des uns et des autres. Et l’idée de désigner artificiellement un candidat unique non pas sur la base de sa vision, mais tout simplement parce qu’il a le plus d’argent et le plus gros carnet d’adresse est l’idée la plus saugrenue que l’on puisse trouver. Elle vise à l’embrigadement de tous onze mois avant l’élection, et un tel embrigadement ne peut avoir comme objectif que la perennisation du régime Bongo-PDG.

4) La quatrième raison tient du processus de désignation du candidat unique, qu’il soit du FRONT, ou de l’opposition en général. Dans un pays comme le Gabon, qui n’a aucune réelle structure nationale pouvant permettre à l’opposition, comme cela se fait aux USA, de se servir officiellement non seulement des structures de l’Etat, mais aussi des listes électorales à jour de l’Etat pour organiser des primaires, et l’opposition ne disposant pas forcément des moyens qui pourraient lui permettre d’organiser des élections véritablement nationales en vue de primaires véritablement démocratiques, n’importe lequel des processus de désignation que choisira l’opposition sera forcément arbitraire, insatisfaisant, et donc sujet à encore plus de controverses. Et, connaissant notre pays, qui dit controverse dit division.

5) La dernière raison est que nous avons déjà eu au Gabon une situation de quasi-candidature unique de l’opposition en 2005, où les deux seuls candidats viables dans l’opposition étaient Pierre Mamboundou et Zacharie Myboto. Pourtant, cela n’a pas suffi à faire gagner l’opposition. En 2009, nous eumes aussi, certes, une multitude de candidats, mais combien ont vraiment fait le poids en dehors de Mamboundou et Mba Obame, qui ont reçu en totalité la majorité du vote populaire si l’on en croit les résultats publiés malgré la multitude? Ce que ces deux élections nous démontrent, cependant, est que, avec ou sans candidat unique de l’opposition, les mêmes causes mèneront toujours aux mêmes effets dans un système électoral à un tour cousu sur mesure pour assurer la pérennité des Bongo Ondimba au pouvoir au Gabon.  La cruelle vérité à laquelle nous renvoie ce système est que l’opposition n’accèdera jamais au pouvoir tant que le système actuel restera en place et en la forme qui a fait que l’opposition ait toujours été condamnée à “perdre”. Ceci conforte, encore une fois, l’idée selon laquelle la seule manière pour l’opposition de s’assurer la prise de pouvoir passe obligatoirement  par la réforme, donc les préalables, et la seule manière d’obtenir la réforme passe obligatoirement par le pouvoir démocratique de la RUE.

Le Front, heureusement, par la voix de son président M. Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, partage fortement l’idée des préalables comme seule manière d’assurer la victoire de l’opposition. Et sur ce point, le Front est, officiellement, en phase avec ce que je pense et avec ce que pense la majorité du peuple gabonais.

Dès lors, donc, qu’il sera IMPOSSIBLE à l’opposition, comme nous venons de le démontrer, d’obtenir, sans controverses et sans arbitraires, ce vœux de la candidature unique, il faut, simplement, s’adapter et reconnaître, tout simplement, que la bataille pour un dexuième tour est plus facile à gagner que la bataille pour un candidat unique de l’opposition.

Mais s’adapter, comment ?

S’adapter en militant pour la seule procédure qui puisse, INSTITUTIONNELLEMENT, garantir une CANDIDATURE UNIQUE DE L’OPPOSITION qui soit ACCEPTABLE PAR TOUS : le deuxième tour d’élection.
Autrement dit, la meilleure garantie de candidature unique de l’opposition, aujourd’hui, viendrait tout simplement de la mise en place d’un deuxième tour d’élection qui ferait que, qu’il s’agisse des multiples candidatures de l’opposition ou de celles fabriquées par le régime, tout le monde doive passer par le tri naturel du peuple au premier tour, premier tour qui pourrait ainsi, dans un contexte électoral réformé, placer au deuxième tour le candidat le mieux outillé pour gagner, sans que ceci ne mène à controverse. Dans ce cas-ci, c’est véritablement le Peuple qui aurait, au premier tour, démocratiquement ÉLU son candidat unique de l’opposition.

Tous les chemins nous mènent donc au Rome des préalables, et donc, de la réforme avant toute nouvelle élection au Gabon.

C’est le lieu donc de renouveler mon appel pour une bataille de toute l’opposition qui consisterait, simplement, à laisser de côté, pour le moment, toute prétention à une élection perdue d’avance pour se concentrer sur l’essentiel, qui est de lutter pour un deuxième tour, ce qui veut dire, IMPOSER, par le pouvoir démocratique de la RUE :

1) Un débat qui ramènerait le deuxième tour d’élection dans le cadre d’une réforme globale qui inclurait la révision de la constitution, la révision du code électoral, la réforme de la CENAP, la réforme de la Cour constitutionnelle, la réforme et la biométrisation du fichier électoral, le recensement de la population, etc.

2) Une rupture d’avec le système Bongo-PDG qui voudrait qu’Ali Bongo ne puisse pas se présenter en 2016, que le système Bongo-PDG ne puisse pas unilatéralement contrôler le processus électoral et que, donc, aucune élection ne puisse se tenir au Gabon tant qu’Ali Bongo serait au pouvoir et tant que ces deux conditions ne sont pas réunies. Tout doit donc être fait pour obtenir, au moins, une destitution d’Ali Bongo Ondimba qui permettrait une réconciliation nationale autour des valeurs partagées qui devront, dès lors, viser à l’élévation du peuple gabonais aux fins de lui rendre sa dignité.

Il n’y a pas d’autres voies que celle-là. Les chantres de la candidature unique à tous les coûts, qu’elle soit candidature du Front ou candidature unique de l’opposition, ou candidature de n’importe quel gabonais tout court, mettent tout simplement la charrue avant les bœufs, et se trompent de pays. Le Gabon n’est pas une démocratie. On ne peut y aller à des élections organisées unilatéralement par le régime Bongo-PDG que pour perdre. 2016 est donc une élection perdue d’avance pour l’opposition si les électoralistes continuent à faire croire aux Gabonais que le vote pourra leur apporter la victoire par les urnes. Aucun candidat de l’opposition, qu’il soit unique ou pas, ne gagnera aucune élection au Gabon qui ne résulte, préalablement, d’une réforme globale du système électoral gabonais. Les chantres de la candidature unique qui promeuvent la possibilité de gagner par les urnes, et ce sans préalables, vendent tout simplement des illusions aux Gabonais.

Soyons donc réalistes.

La démarche de l’opposition se doit d’être simplifiée par l’adoption d’une démarche frontale qui viserait aux réformes d’abord en vue de la chute du régime. La séquence la plus porteuse doit donc être: RÉFORMES ET DESTITUTION (d’abord), TRANSITION (ensuite) et ELECTIONS (après).

Dr. Daniel Mengara
Président, « Bongo Doit Partir-Modwoam »

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