Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba a déclaré mardi dernier, sur les antennes de la radio française Europe 1, que le Gabon a perdu plus 14.000 têtes d’éléphants en dix ans.

Le Gabon représente 13% de la forêt tropicale africaine. Il accueille donc plus de la moitié des éléphants de la forêt du continent, dont la population totale est estimée à environ 80. 000 selon les statistiques officielles. Les braconniers qui se rabattent sur le pays font de certains parcs des zones de non-droit, notamment vers la frontière camerounaise.

Au mois de mai 2014, le président Ali Bongo Ondimba avait brossé, lors des Assemblées annuelles de la BAD à Marrakech, un tableau sombre, chiffre à l’appui, du trafic illégal d’animaux sauvages en Afrique.

Pour le président gabonais les divers réseaux criminels impliquant la faune sauvage et la forêt s’élèveraient à près de 27 milliards de dollars américains par an. Le trafic illégal d’animaux sauvages, à l’exclusion des produits de la pêche et du bois d’œuvre, atteint 10 milliards de dollars par an.

« Avec des prix qui atteignent 60.000 dollars pour la corne de rhinocéros et 2.000 dollars pour l’ivoire, les profits à réaliser sont tellement juteux que de plus en plus, le commerce illégal de produits tirés de la faune sauvage est l’œuvre de groupes criminels présents dans tous les pays du monde », avait expliqué le numéro un gabonais qui exposait sur « le trafic illicite d’espèces sauvages est un crime sérieux ».

Aujourd’hui, le crime sur la faune sauvage est devenu une grave menace pour la souveraineté et la stabilité de certains pays africains.

Malgré les mesures décisives prises par le gouvernement gabonais pour restaurer l’ordre, Ali Bongo reste précis que le Gabon ne peut résoudre ce problème seul. Pour arrêter ce trafic illicite, Ali Bongo a proposé le renforcement des institutions chargées de la faune sauvage et de l’application de la loi.

En juin dernier, Ali Bongo qui fait la promotion d’un « Gabon vert » et mise sur l’écotourisme, a fait brûler 5 tonnes d’ivoire saisies. Une grande première en Afrique centrale.

Jacques Jarele SIKA

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