Quelques moments de l’exposé d’Yvon Landry Ndjoye. © Gabonreview

Les activités génératrices de revenus (AGR) étaient au centre d’un déjeuner de presse animé par le Fonds national d’aide sociale (FNAS), le 29 septembre courant à Libreville, au siège de Junior Achievement (JA) Gabon.

Lever les zones d’ombres et édifier sur les mécanismes de financement des activités génératrices de revenus (AGR). Tel était le sens du déjeuner de presse animé par le directeur général du Fonds national d’aide sociale (FNAS) au siège de Junior Achievement (JA) Gabon, le 29 septembre courant à Libreville, sous le thème : «Qu’est-ce que les AGR ? Comment accéder au FNAS ?» D’entrée de jeu, Yvon Landry Ndjoye a expliqué que l’objectif visé par le financement des AGR est de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. «C’est le développement de l’emploi, c’est le soutien de la croissance du secteur privé par la diversification de l’économie. En somme, le fait d’avoir tous ces petits métiers qui vont se développer et être tenus par des nationaux, permettra de développer la création d’emplois», a-t-il expliqué. Dans le cadre de cette mission d’accompagnement des projets, le FNAS est soutenu par la Banque gabonaise de développement (BGD), en attendant d’autres éventuels partenaires. A l’heure actuelle, sur les 483 demandes de financement, seules 250 sont éligibles.

Du reste, le directeur général du FNAS a insisté sur les critères d’éligibilité. On a ainsi appris que les projets doivent bénéficier aux Gabonais économiquement faibles (GEF), qu’ils doivent émaner d’un groupement formel (association ou coopérative) dont les membres sont reconnus comme des GEF, que leur coût ne doit pas excéder les cinq millions de francs ; qu’ils doivent s’inscrire dans l’un des secteurs retenus par le FNAS et qu’ils doivent avoir un business plan sommaire. Une fois les dossiers retenus et approuvés, «le gouvernement apporte 30% du financement du coût du projet. Et les 70% restant, c’est du micro-crédit BGD, que le projet remboursera sur une durée minimale de 24 mois». En ce sens, le directeur général du FNAS a annoncé le lancement, la semaine prochaine, d’un appel à projets. Autant d’efforts salués par la directrice exécutive de JA Gabon. «Aujourd’hui, les jeunes ont besoin de fonds pour réaliser leurs différents projets. Car l’épargne est rarement suffisante pour démarrer un projet», a déclaré Radia Garrigues. «Le FNAS tombe donc à point nommé pour un certain nombre de projets. Car cinq millions au maximum, c’est suffisant pour se lancer dans une activité», a-t-elle affirmé, soulignant qu’au niveau de l’incubateur, toutes les dispositions seront prises pour que les projets soient conformes aux standards du FNAS, dont la prochaine commission d’attribution des financements se tiendra le 13 octobre prochain. «De sorte que le plus grand nombre de projets soient retenus», a conclu Radia Garrigues.

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