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Gabon: On n’en finit pas avec la question de la succession chez les Bongo

Il est d’usage de dire au Gabon que le linge sale se lave en famille. En d’autres termes, il est plus important de s’appesantir sur les réelles préoccupations des Gabonais plutôt que de les distraire autour d’une supposée succession dont les futurs héritiers se font la guerre sur les modalités de la succession.

Selon la presse internationale et des informations non recoupées et donc non fiables dans les réseaux sociaux, Les litiges nés de la succession chez les Bongo n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre. Même si l’avocat est le seul moyen pour régler ces litiges, son choix demeure primordial.

Depuis le décès de l’ex président Omar Bongo Ondimba qui laissa une cinquantaine d’héritiers, des distorsions apparurent au sein de sa famille d’où le lit à des conflits familiaux.

S’il est évident que bien souvent le règlement d’une succession est sujet à de nombreux litiges, le conflit des héritiers Bongo est bloqué à cause d’une mésentente entre les héritiers qui mettraient en question la volonté du défunt en attaquant le testament…

Une indivision successorale qui se passe mal

Selon plusieurs sources dont l’AFP, Onaida Maisha Bongo, une héritière d’Omar Bongo, avait demandé le jeudi 22 octobre devant la justice française que lui soit remise la copie intégrale de l’acte de naissance du président Ali Bongo, dans le cadre de la succession de son père décédé en 2009. Un acte qui fait l’objet d’une controverse sur les origines nigérianes du président gabonais.
L’acte de naissance d’Ali Bongo est-il authentique ? La question se pose depuis que le journaliste Pierre Péan a accusé le président gabonais de l’avoir falsifié pour cacher ses origines nigérianes. Or il faut être né Gabonais pour briguer la présidence. La thèse de Pierre Péan a été vigoureusement démentie par la présidence qui a porté plainte contre le journaliste.

Me Dumont-Beghi, l’avocate d’Ali Bongo, juge la demande de la jeune héritière de 25 ans irrecevable.

« Tout d’abord la jeune fille se trompe de juridiction parce qu’elle tente en saisissant le juge de l’état civil d’obtenir un document qu’elle ne peut pas avoir. Nous avons des lois en France très claires. Elle n’est pas habilitée à faire une telle demande », explique-t-elle avant de poursuive : « La deuxième chose, c’est qu’elle tente par cette demande de faire polémique sur la naissance d’Ali Bongo Ondimba, fils de son père Omar Bongo Ondimba. Si elle considère qu’aujourd’hui, elle peut contester au bout de six ans d’ouverture de cette succession, qu’elle le fasse devant la juridiction de Libreville, ce qu’elle ne fait pas. »

Le délibéré est prévu le 12 novembre.

« Le décret de 1962 prévoit que les autres personnes, sous contrôle du procureur de la République, peuvent si elles justifient d’un motif légitime avoir accès à l’intégralité de l’acte. Donc la légitimité du motif, pour nous, réside dans la qualité d’héritier de ma cliente, [et] du fait qu’il y a quand même des éléments troublants dans cette succession », explique-t-il.

«L’avocat d’Onaida Maisha Bongo précise encore que « ce n’est pas seulement l’acte d’Ali Bongo que nous poursuivons dans cette succession, c’est la communication de tous les documents, de l’intégralité des éléments de cette succession que nous n’avons pas. Et on bataille pour les obtenir. Donc cet acte de naissance n’est qu’un élément parmi tant d’autres que nous cherchons à obtenir pour avoir une connaissance normale d’héritier dans le cadre d’une succession qui est extrêmement complexe. »

Le ministère public a lui jugé la demande de l’héritière « juridiquement recevable mais mal fondée » et a demandé son rejet.

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