L’opposition exige la satisfaction d’un certain nombre de préalables avant d’inviter les populations à s’inscrire sur les listes électorales.

Plus d’un mois après sa rencontre avec le ministre de l’Intérieur, l’opposition attend toujours l’application effective de l’accord visant à garantir la transparence électorale. «A ce jour, seul un point sur les dix, a été acté, c’est-à-dire qu’il a fait l’objet d’un texte réglementaire ou législatif : le passeport biométrique qui figure parmi les documents exigibles pour le vote», explique le porte-parole de l’Union nationale (UN). «Les neuf autres points n’ont, à ce jour, fait l’objet d’aucun examen par le gouvernement», poursuit-il.

Selon François Ondo Edou, les partis politiques de l’opposition souhaitent que le gouvernement respecte ses engagements. «Avant d’engager leurs militants dans une quelconque opération de révision des listes électorales, les partis politiques de l’opposition souhaitent une nouvelle rencontre de clarification avec le ministre de l’Intérieur», a-t-il laissé entendre, signifiant qu’ils n’entendent pas communiquer la liste de leurs représentants au sein des commissions d’enrôlement en l’état actuel des choses. «Toute formation politique ou tout leader se réclamant de l’opposition qui irait à l’encontre de cette démarche en envoyant des listes au ministère de l’Intérieur ou en demandant aux citoyens gabonais de s’inscrire sur les listes électorales, dans les conditions actuelles, cautionne la fraude en préparation», tranche-t-il.

Pour rappel, les autres préalables sont les suivants :

– L’élaboration d’un plan médias associant l’opérateur technique Gemalto et les partis politiques, et visant à expliquer les mécanismes de fonctionnement de la biométrie ;

– Usage de la carte nationale d’identité comme pièce de référence dans toutes les opérations électorale, suivi de l’original ou de la photocopie légalisée de l’acte de naissance ou du jugement supplétif ;

– Recours aux témoins munis de leurs pièces d’état-civil en vigueur lors de l’enrôlement, dans le cas où l’identité de l’intéressé est mise en doute ;

– Lancement par le ministère de l’Intérieur d’une vaste campagne de sensibilisation visant à distribuer le stock des cartes nationales d’identités actuellement disponibles dans les services du ministère ;

– Dotations des moyens supplémentaires au ministère de l’Intérieur pour relancer les campagnes pérennes d’établissement des cartes d’identité nationales à l’ensemble des Gabonais ;

– Implication des partis politiques dans toutes les étapes, notamment dans le suivi de la traçabilité des mises à jour du système informatique ;

– Prise en compte des partis politiques (majorité et opposition) dans la composition de la Commission nationale pour le traitement des données à caractère personnel (CNTDCP)

– Mise en place d’un comité de suivi des recommandations de la commission.

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