Une nouvelle stratégie de lutte contre le VIH/Sida dénommée « All In », (tous ensemble en français), a été présentée vendredi, à Libreville, au cours d’une conférence de presse organisée par la Direction générale de la prévention du Sida (DGPS), en partenariat avec l’ONU-SIDA, l’UNICEF et le Conseil national de la jeunesse du Gabon (CNJG).

Ce nouveau programme lancé en février dernier Kenya, vise la réduction de 75% du taux de nouvelles infections au VIH dans le monde, notamment chez les adolescents et les jeunes.

Il vise également de réduire de 65%, le taux de mortalité lié au virus du Sida chez la même frange de la population, dans le but de réaliser l’objectif zéro discrimination.

Les acteurs de lutte contre la pandémie du Sida, initiateurs de cette stratégie cible, veulent apporter une réponse efficace contre les infections chez les jeunes et les adolescents, qui constituent la couche la plus exposée et la plus touchée par ce fléau.

Selon le représentant de l’UNICEF-Gabon, Jacques Boyer, cette initiative ‘’All In’’ est une plate-forme d’actions qui vise à impulser un mouvement mondial, régional, national et social.

Elle (All In) se décline en quatre principes généraux: promouvoir le leadership de la mobilisation et de l’engagement des adolescents et des jeunes; garantir des droits humains et l’équité; faciliter l’accès aux jeunes à la santé sexuelle et procréative, ainsi qu’à l’éducation sexuelle; enfin, améliorer la collecte des données, en vue d’informer sur une meilleure planification dans notre réponse, pour cette tranche d’âge.

Au plan national, la directrice de la DGPS, Amissa Briana Bongo Ondimba a insisté sur la riposte chez la jeune fille qui selon elle, reste la plus touchée par des nouvelles infections au niveau des jeunes.

S’appuyant sur l’Enquête démographique et de santé du Gabon (EDSG) réalisée en 2012, elle a indiqué que chez les jeunes de 15 à 19 ans, la prévalence est de 1%. Dans ce pourcentage, la prévalence chez les jeunes filles est de 1,5% contre 0,4% pour les garçons. Précisant que sur 30% de nouvelles infections enregistrées chez les jeunes, 80% surviennent chez les jeunes filles.

Selon Amissa Briana Bongo Ondimba, les efforts réalisés par le Gabon dans la lutte contre le VIH/Sida ont fait en sorte que le taux de séroprévalence passe de 5,2% en 2009 à 4,1% en 2012. « Toutefois, il faut davantage baisser ces chiffres, car nous assistons à une féminisation de la maladie », a-t-elle indiqué.

Une idée confortée par le directeur pays de l’ONUSIDA-Gabon, Inge Tack, qui a présenté la situation de la pandémie sur le plan mondial. Indiquant que 80% d’adolescent en Afrique sur ‘2,100 millions dans le monde vivent avec le VIH/Sida et 120 milles sont décédés des maladies liées au sida en 2013.

Cette même année, 250 000 nouvelles infections ont été enregistrées chez les adolescents de 15 à 19 ans, et les filles sont les plus touchées, particulièrement en Afrique subsaharienne.

« Le sida est devenu la 1ère cause de mortalité chez les adolescents en Afrique, et la 2ème cause au niveau mondiale », a déclaré le représentant de l’ONUSIDA, ajoutant que le Gabon, fait partie des 4 pays où plus de 80% des nouvelles infections, qui surviennent chez les jeunes, concerne les filles.

Ce nouveau programme vient s’ajouter à ceux déjà existant dans le pays, à savoir, le Programme de lutte contre les infections sexuellement transmissible (PLIST), les Centres de traitement ambulatoire (CTA) entre autres.

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