Selon une enquête, réalisée par le département de géographie de l’Université Omar Bongo (UOB) de Libreville, dont les résultats ont été publiés jeudi, révèle que 58% des gabonais sont favorables à l’octroie de la nationalité à un étranger né au Gabon.

L’enquête initiée en septembre dernier sur le thème : « le droit à la nationalité et acceptation des différences sociales au Gabon », menée par l’équipe Afrobaromètre a également mis en exergue que les Gabonais ne veulent pas cohabiter avec des homosexuels.

Sur un échantillonnage de dix personnes, huit, soit 83% ne souhaitent pas avoir les homosexuels pour voisins.

Selon toujours la même étude, 32% seulement des gabonais acceptent qu’une personne jouisse de la double nationalité.

«Plus les citoyens sont instruits, mieux ils sont plus aptes à affirmer le droit à la citoyenneté », a expliqué Serge Loungou, enseignant au département de géographie de l’UOB, un des initiateurs de cette enquête.

A propos de l’acceptation des différences sociales, le professeur Christian Wali Wali a affirmé que les Gabonais expriment des niveaux de tolérance, à l’exception des personnes homosexuelles, s’appuyant sur les résultats de cette étude.

D’autre part, l’enquête démontre que sur 10 Gabonais, 6 déclarent ne pas vouloir cohabiter avec des immigrés ou des travailleurs étrangers, de personnes vivant avec le VIH/Sida, des personnes de religions différentes, encore moins avec des personnes d’un groupe ethnique différent.

Pour le professeur Wali Wali, ces données sont publiées dans un contexte où resurgissent, au Gabon, les questions de xénophobie et l’acceptation de la différence.

Cette étude a été menée dans le cadre du projet Afrobaromètre, un outil non partisan mesurant les attitudes des citoyens sur la démocratie, la bonne gouvernance, l’économie et bien d’autres sujets en Afrique.

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