Le vice-président du Rassemblement des jeunes patriotes gabonais (RJPG), Rollins Théodore Ayembe, plus connus par le pseudonyme « Etudiant » a décliné « respectueusement » l’offre d’une nomination au cabinet du ministre de la Défense en qualité de Chargé d’étude, indiquant lors d’un point de presse, que son mouvement réclame des actions en faveur de tous les jeunes du « Mapane ».

« Je remercie sincèrement les plus hautes autorités pour avoir choisi ma modeste personne et reconnu par là que je peux jouer un rôle dans l’administration gabonaise. Et c’est tout aussi respectueusement que je décline cette offre en réaffirmant la philosophie du mouvement auquel j’appartiens », a déclaré Rollins Théodore Ayembe, le vice-président du Rassemblement des jeunes patriotes gabonais (RJPG), nommé Chargé d’étude au cabinet du ministre de la Défense lors du denier conseil des ministres.

« Nous sommes engagés dans un combat pour que le Mapane disparaisse, au moins en partie dans notre pays. Or, cette proposition n’apporte rien à mes frères du Mapane. Ce que nous réclamons ce sont des actions en faveur de tous les jeunes du Mapane et non en faveur d’une, deux ou dix personnes », a-t-il clamé regrettant qu’il y ait eu par le passé « des jeunes qui ont représenté le Mapane » mais « qui se sont contenté de changer uniquement leurs propres conditions de vie ».

Passé par l’Université des sciences et techniques de Massuku (USTM), Rollins Théodore Ayembe technicien supérieur en informatique, ancien agent de Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) au chômage, ce jeune du Pont d’Akebe a expliqué la portée de son action.

« Il faut que les gens comprennent que RJPG est un mouvement qui veut montrer que les jeunes peuvent prendre leur devenir en main. S’ils sont utilisés pour obtenir les victoires électorales au Gabon, alors ils sont capables de décider de qui sera président de République, député et même maire », a ajouté Etudiant dont le refus de rejoindre le cabinet du ministre de la Défense montre les convictions et la détermination.

Remerciant les plus hautes autorités pour cette nomination, il a rappelé que l’essentiel pour lui est la capacité de ces autorités à améliorer les conditions de vie de tous les jeunes gabonais, surtout ceux du Mapane.

Pour sa part, le président du RJPG, Gaël Koumba Ayouné, qui se présente comme le « général des Forces armées du Mapane » a affirmé que « la prise de conscience des jeunes des quartiers défavorisés est réelle ».

« Nous pouvons l’affirmer car nous travaillons au quotidien dans ces quartiers, je puis vous l’assurer, la sensibilisation passe très bien. L’Important pour nous est de mener notre combat tout en canalisant les énergies », a-t-il déclaré.

« Voyez-vous, le Mapane n’a pas les moyens de vous inviter dans les salons feutrés, car nous n’avons pas d’argent. C’est pourquoi nous préférons vous recevoir chez nous, parce que le Mapane c’est notre univers. Rappelez-vous le livre de l’auteur Hubert-Freddy Ndong Mbeng, Les Matitis, nos pauvres univers en bois, en contre-plaqué et en carton », a-t-il souligné rappelant les conditions de vie choquantes de nombreux jeunes des quartiers sous-intégrés, dont certains sombrent dans la violence et la délinquance, véritables fléaux de cet habitat urbain précaire.

« Nous voulons faire une démonstration de force dans les urnes, donc notre travaille dans les Mapanes se fait dans le calme et la sérénité », a-t-il a jouté même si reconnait-il « on n’efface pas les mauvaises habitudes acquises en près de 40 ans avec une gomme».

Très critique vis-à-vis du pouvoir et des anciens barons du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) passés dans l’Opposition, le Rassemblement des jeunes patriotes gabonais (RJPG), se présente comme un groupe de pression des jeunes des quartiers défavorisés, «les Mapanes», déterminés à peser sur les résultats de la présidentielle et des législatives de 2016.

Né suite à un accident de la route, à la hauteur de la station service de Plein-Ciel qui avait tué six membres d’une même famille. Le RJPG exige du gouvernement, entre autres, la construction de passerelles piétonnes, pour éviter pareils drames.

Lors d’une sortie samedi au Pont d’Akébé, le RJPG avait demandé à Ali Bongo Ondimba et autres anciens baron du PDG dont Jean Ping, qu’ils jugent responsables du devenir actuel du Gabon, de ne pas se présenter à la présidentielle de 2016.

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