Poste de Frontière et Parking Douanier du Cameroun, frontière Cameroun – Gabon sur le Fleuve Ntem, le Pont d’Eboro (2005) sur la droite à demi plan, le Poste de Gendarmerie du Gabon en dernier plan sur la colline.

Le porte-parole du gouvernement gabonais, Alain Claude Bilié-By-Nzé a exprimé ce mercredi la nécessité de la coopération avec le Cameroun en vue de faire face aux bandes de trafiquants et de braconniers de la réserve de Minkebe, venues du Cameroun a constaté un journaliste de l’AGP.

« Le gouvernement de la République attend du gouvernement frère du Cameroun, une plus grande coopération dans la lutte contre ces bandes car, si rien n’est fait, c’est l’équilibre de cette région qui pourrait se trouver menacé », a déclaré Alain Claude Bilié-By-Nzé, précisant que « Cette situation ne doit pas perdurer ».

« Des instructions fermes ont-elles été données (par le président), pour que le gouvernement y mette un terme », a dit le porte-parole du gouvernement.

Des propos qui sonnent telle une mise en garde, au regard des intrusions continues à partir de la frontière nord et des incidents entre les éco-gardes et les bandes armées.

Alain Claude Bilié-By-Nzé a rappelé que ces bandes de trafiquants et de braconniers venues du Cameroun voisin, n’hésitent pas à ouvrir le feu sur les écogardes et les soldats gabonais basés sur place.

De même qu’il a rappelé qu’à Minkebe, le Président de la République a réaffirmé lundi lors son séjour dans ce parc, la détermination du Gabon, à mener et à remporter la guerre contre les braconniers.

« En effet, constat est désormais établit que ce sont développé dans le Parc de Minkebe et ses environs, de véritables filières transfrontalières de braconnage, de trafic d’ivoire, de pillage de certaines de nos richesse naturelles telles que l’or et le diamant, avec en sus, des dégâts immenses sur l’environnement », a relevé le porte-parole du gouvernement gabonais.

Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, s’est rendu le mardi dans au Parc national de Minkebe confronté à la criminalité faunique et à l’exploitation illicite de ses richesses naturelles. Face à la menace sécuritaire grandissante, le chef de l’Etat a tenu à se rendre sur site, s’enquérir de la situation, booster les troupes mobilisées sur place et agir en conséquence.

En 2011, le Parc de Minkebe, considéré comme l’un des derniers sanctuaires des éléphants de forêts en Afrique, a enregistré une augmentation considérable de l’activité humaine. Le camp de 300 orpailleurs artisanaux s’est vite transformé en un de 5000 mineurs, braconniers, trafiquants d’armes et de drogues, pour la plupart étrangers. L’ANPN avait estimé que 50 à 100 éléphants étaient abattus par jour, portant à 11 000 le nombre d’éléphants tués en 2004 et 2013, dans le seul Parc selon une enquête.

Le gouvernement avait réagi en dépêchant un contingent d’une centaine de militaires et gendarmes et fermé les activités d’orpaillage. Minkebe, aire naturelle de 8 000 km2, située dans le nord-est du Gabon, dans la province du Woleu-Ntem et protégée depuis 2002 date de sa transformation avec les 12 autres en Le parc national, continue pourtant à subir les affres du braconnage, tellement le territoire à surveiller est immense et inhabité.

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