Profitant de sa présence en Suisse, dans le cadre du 46e forum économique mondial de Davos, le président de la République a échangé avec le Premier ministre français, qui avait mis en doute la sincérité de son élection en 2009.

Les propos de Manuel Valls sur le plateau de l’émission «On n’est pas couché», dans la nuit du 16 au 17 janvier courant sur France 2, ont occasionné une nouvelle crise diplomatique entre Paris et Libreville, qui avait aussitôt rappelé son ambassadeur «pour consultation». Affirmant qu’Ali Bongo, contrairement à Ibrahim Boubacar Keïta du Mali, n’était pas un président élu «comme on l’entend», le Premier ministre français avait appuyé là où ça fait mal, avant d’affirmer, deux jours plus tard, par le biais d’un communiqué, qu’«il n’y a pas lieu de considérer qu’il existe une polémique, un incident, un malentendu entre la France et le Gabon». «La France et le Gabon entretiennent des relations amicales et confiantes», rappelait alors Matignon. Pourtant, au-delà des simples échanges épistolaires, une explication franche, les yeux dans les yeux, était nécessaire, pour clore l’incident. Chose qui s’est faite le 21 janvier dernier, rapporte L’Union du 22 janvier courant.

Moins d’une semaine après les propos contestés, profitant de sa présence au 46e forum économique mondial de Davos, Ali Bongo a échangé en tête-à-tête avec Manuel Valls. Au cours de cet entretien, le Premier ministre français aurait soutenu que ses propos ont été mal interprétés. Rien de surprenant, en somme !

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