Le 1er février dernier, les élèves du lycée Paul Indjendje Gondjout de Libreville sont descendus dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol face au non-paiement de leur bourse. Ce qui avait provoqué quelques remous. Le gouvernement est revenu sur cet épisode et a livré sa part de vérité.

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, le 3 février courant, le porte-parole du gouvernement est revenu sur le récent mouvement d’humeur des collégiens et lycéens, qui ont envahi la voie expresse de la capitale pour exiger le paiement de leur bourse d’étude. Concrètement, Alain-Claude Bilie-By-Nze a déploré que les jeunes du lycée Paul Indjendje Gondjout «(soient) allés jusqu’à obstruer la voie publique». Sollicitées pour rétablir la circulation et l’ordre public, les forces de sécurité sont parvenues à les contenir au sein de leur établissement», a-t-il affirmé, avant de mettre à l’index la presse et les réseaux sociaux, coupables, selon lui, d’avoir «véhiculé des informations non fondées, indiquant une agression perpétrée contre le proviseur de cet établissement ainsi qu’une centaine d’élèves blessés». «Il est établi qu’un élève, et cette image est largement véhiculée dans les réseaux sociaux, blessé, a reçu des soins à l’infirmerie du Camp Aissat. Il a depuis regagné sa famille», a-t-il martelé, ajoutant : «Le nombre de blessés a été exagéré».

Aux dires du porte-parole du gouvernement, le proviseur de cet établissement s’est exprimé sur la question, allant jusqu’à démentir avoir été l’objet d’une quelconque agression. Dans le même ordre d’idées, il a indiqué que «le vendredi 22 janvier dernier, des jeunes, particulièrement excités, encagoulés, détenteurs d’armes blanches, de cocktails molotov menaçaient de mettre le feu partout». «N’eut été le professionnalisme de nos forces de l’ordre, la situation aurait pu dégénérer», a-t-il lâché, sans livrer l’identité de ces jeunes ou leur provenance. N’empêche, il a reconnu qu’une vingtaine d’élèves, pour la plupart mineurs, ont été présentés devant le procureur de la République et entendus en présence de leurs parents. S’ils ont pu regagner leurs domiciles, l’information judiciaire reste ouverte.

S’agissant des bourses du troisième trimestre de l’année scolaire dernière et du premier trimestre de l’année en cours, il a annoncé que le processus de paiement est enclenché. «À ce jour, tous les mandats de paiement sont établis. En ce qui concerne Libreville, les opérations de paiement ont commencé au sein des établissements, sous la supervision des représentants de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG). La même démarche est prévue pour les établissements de l’intérieur du pays».

Deux questions se posent après ces échauffourées et cette mise au point du gouvernement. Fallait-il vraiment attendre que ces enfants descendent dans la rue pour qu’on pense au paiement de leur bourse ? Faut-il désormais descendre dans la rue pour voir ses droits respectés ?

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